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LessoD, Les Polynésiens, t. I, p

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commerce volontiers. Ses canots sont faits généralement de troncs de cocotiers creusés à la hache de pierre; ils sont étroits, très longs, et on les conduit à l'aide de grandes rames. L'homme est le chef de la famille, il a autant de femmes qu'il en peut nourrir, les achète de leurs parents et consacre son union par des fêtes. Les Papous croient à une existence après la mort, et s'immolent parfois euxmêmes sur la fosse des parents décédés. Ils ont pour idoles, pour fétiches, des figures de bois, mais ne montrent nulle part une idée bien précise de la divinité; d'ailleurs point de prêtres. Les morts sont enterrés. On suspend con>me tro* phées les crânes des ennemis. Le caractère est assez vif, gai et prompt. La langue n'a encore été rattachée à aucune famille linguistique.

Dans les lies situées à l'ouest de la Papouasie (Waîgiou, Céram, etc.), la race des Papous est très métissée. Ils y sont souvent désignés sous le nom d'Alfourous, terme trop vague que l'on applique également aux Indonésiens, en un mot à tous ceux, blancs ou noirs, qui ne sont point Malaise A Gilolo, les Papous ont certainement pénétré; là encore, de même qu'à Céram, on les traite d'Alfourous*, comme les Indonésiens. A Timor, les métis papous sont nombreux. En somme, les Mélanésiens qui sont sur la frontière de la Malaisie orientale sont des Papous plus ou moins purs. Vers Test, les Mélanésiens offrent parfois le vrai type papou, mais parfois aussi ils présentent des marques évidentes de métissage polynésien.

Aux îles de F Amirauté, La Billardière signale une peau « d'un noir peu foncé > ; pour tout vêtement une coquille est fixée à l'extrémité du pénis. A la Nouvelle-Irlande^ les insu-

1. p. Lesson, Voy. autour du monde, t. Il, p. 194. — Rienzi, Océanie, t. I,

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