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Hamy, Bullel. de la Soc. de Géogr., mai

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laires ont les cheveux crépus, mais la peau n'est pas d'un noir franc, elle est parfois brunâtre, fuligineuse (P. Lesson); la taille est moyenne, le ventre gros, le nez épaté. Les Néo- Irlandais se fardent, se frottent d'huile, se couvrent les cheveux de chaux ou d'ocre; dans la cloison'ët les ailes du nez, ils introduisent, en guise d'ornements, des bâtonnets, des os, des objets de toute sorte. Blosseville, P. Lesson*, ont décrit leurs idoles de bois et les bâtiments où ces dieux grotesques étaient déposés. L'anthropophagie a été en honneur à la Nouvelle-Irlande.

La Nouvelle-Bretagne (entre le groupe précédent et la grande terre des Papous), possède les mêmes bâtiments religieux, les mêmes idoles à figure humaine ; le type est bien papou, mais la taille est assez élevée. Les Papous de la Louù siadeoni les cheveux noirs et crépus, une complexion assez peu vigoureuse (d'Entrecasteaux). Aux îles Salomon^ la taille n'est pas grande, les membres sont grêles ; la peau n'est pas absolument noire, mais d'un brun foncé, le nez n'est pas toujours épaté. On signale ici l'allongement du prépuce. Beaucoup de ces insulaires se teignent les cheveux avec de la chaux, se tatouent le visage, portent des colliers et des ceintures de dents humaines. Autour des reins une petite natte, parfois une simple corde. Dans quelques îles de cet archipel, par exemple à Bouka, on s'ornemente les épaules de scarifications, de cicatrices faisant bourrelets. Dans l'archipel de Vanikoro ou de La Pérouse, la race est généralement assez petite, maigre, a les membres grêles. Le front est très bombé, le crâne très aplati latéralement; on a relevé un indice céphalique moyen de 70.8. Le métissage polynésien est évident en certaines îles de ce groupe, et les produits de ce mélange sont plus robustes que les vrais Papous.

1* Voy. autour dtt monde, t. II, p. 46.

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Quoy a signalé chez les noirs de Vanikoro la hauteur du mollet, la saillie du calcanéum. A Nitendi, nombre d^indigènes indiquent par leur peau de couleur olivâtre foncée Tinfluence polynésienne. On trouve ici en vigueur Tusage du tatouage, de Tépilation, de la circoncision. Plus au sud, aux Nouvelles- Hébrides^ formes grêles, cheveux crépus, crâne allongé (indice 71, à Mallicolo, d'après Busk); mais souvent la peau est de couleur bronzée et le métissage avec les voisins de Test se trahit encore fréquemment, par exemple à Ërronan (Forsler). A la Nouvelle-Calédonie, le type papou domine, mais il a été métissé par Tinfluence polynésienne; la race manque d'homogénéité. La taille moyenne s'est élevée et est de l'^jô? (Bourgarel). Dans l'ile des Pins on peut toutefois constater la présence caractérisée du vrai type papou (Cranta ethn.f p. 286). La capacité du crâne néo-calédonien est dans deux séries importantes de 1425 centimètres cubes et 1445 centimètres cubes pour les hommes; de 1320 et 1310 pour les femmes. Indice céphalique : 71.3 et 69.6 pour les hommes, 74.4 et 72.4 pour les femmes. Indice nasal de 51 à 53. Indice orbitaire de 84 à 89. Les cheveux sont crépus, la barbe est souvent fournie ; le menton est de forme arrondie, les mâchoires sont projetées.

Dans l'archipel de Vili, certaines îles ont été fort métissées par le voisinage des Polynésiens, mais d'autres ont conservé le vrai type mélanésien. Une série de onze crânes a donné à Flower un indice de largeur de 66. Cet auteur, à la vérité, ne prend point cet indice d'après la méthode ordinaire, mais la réduction au système communément admis, donne encore une dqlichocéphalie remarquable. Ces crânes sont très élevés ; la calotte est disposée en voûte ; les arcs sourciliers sont développés ; le nez est large, avec un indice de 56.6, le bord inférieur de l'ouverture nasale est émoussé. D'autres séries de crânes vitiens présentent un indice de

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largeur un peu plus élevé : 69.2, 71.7; c'est toujours un allongement caractéristique. La peau, selon le métissage, est tantôt noire, tantôt couleur de cuivre foncé, tantôt brun chocolat, tantôt d'un bronze olivâtre*. La mâchoire est courte, large, projetée. La chevelure est fournie, soigneusement dressée; le corps est assez velu. Aux îles Viti on trouve la mode du tatouage et celle des bourrelets cicatriciels, les colliers de coquilles, les maisons sacrées. Aux rois succèdent leurs frères, et les indigènes témoignent leur douleur en se coupant une phalange. A Tâge de quinze ans, on fend le prépuce aux garçons (Rienzi); à vingt ans seulement le Yitien peut cohabiter avec la femme qui souvent est son épouse depuis plusieurs années.

Ici finit le domaine papou : Tonga, Samoa commencent celui des Polynésiens. Là oii ceux-ci ont influé sur leurs voisins de l'ouest; le croisement s'est principalement traduit par l'élévation de la taille, l'accroissement de la capacilé crânienne, l'éclaircissement de la peau.

Le Mélanésien a une nourriture principalement végétale et montre des dispositions pour l'agriculture. Comme le Papou, il ne se couvre en général — lorsqu'il se couvre — que les reins et le ventre ; souvent le pénis est vêtu ; le corps est latoué, parfois scarifié; la coiffure est soignée, saupoudrée de chaux ou de quelque autre matière; les habitations sont misérables, surtout en Nouvelle-Calédonie. Plus à l'est, l'influence des Polynésiens se fait sentir, et il y a un progrès sensible. Partout, d'ailleurs, on l'emporte sur les Polynésiens par la connaissance de la poterie. Le reste du mobilier est des plus simples : l'arc, l'épieu, la fronde, la lance. L'art de la navigation est dans l'enfance, sauf chez les voisins immédiats des îles polynésiennes. Comme d'autres

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