ém. d'anthrop,, t. III, p. il
2* famille. — anthropoïdes
AUilode oblique, rapprochée de la yerticale. Bipèdes imparfaits, prenant habituellement dans la marche un point d'appui auxiliaire sur la face dorsale des doigts et non sur la paume des mains. Torsion de Thumérus voisine de deux angles droits, comme chez l'homme. Point de queue. Sacs laryngers latéraux et ventriculaires. Structure organique extrdmement rapprochée de celle de rhomme. Habitent l'Afrique tropicale et les grandes lies de l'archipel indien. Synonymie: Anthropomorphes.
Goritta^ gorille.
TroglodyteSy chimpanzé.
Satyrus, orang.
HylobateSy gibbon.
3*famille. — pithécie-ns
Attitude plus rapprochée de l'horizontale que de la verticale, ou tout à fait horizontale. Marche quadrupède, dans laquelle le membre antérieur appuie sur la paume de la main. Narines ouvertes au-dessous du nez (catarrhiniens). 32 dents; formule dentaire comme chez l'homme. Torsion de l'humérus dépassant à peine un angle droit, comme chez les quadrupèdes. Une queue de longueur variable, non prenante (nulle chez le magot). Des abajoues. Sac laryngcr unique, médian et sous-épiglottique. Galloaités aux fesses. Habitent les contrées chaudes de Taocien continent et de laMalaisie. Synonymie : Singes de Vancien continent, singes catarrhiniens.
i« famille. — cébiens
Attitude et marche comme chez les précédents. Narines ouvertes sur les côtés du nez (platyrrhiniens). 36 dents, une prémolaire de plus que chez l'homme à chaque moitié de m&choire (excepté chez les ouistitis). Queue habituelloraent longue et prenante. Point d'abajoues. Point de callosités aux fesses. Point de sacs laryngers ventriculaires. Quelquefois un sac unique, médian, sous-glotlique ou sous-épiglottique. Habitent le nouveau continent. Synonymie : Singes du nouveau continent ou d'Amer rijue, singes platyrrhiniens.
iiovELÀCQUE et G. HERVÉ. — Anthropologie.
Semnopithecus, semnopithèque.
Colobus, colobe.
Cercopithecus^ cercopithèque ou guenon.
MacacuSy macaque.
Inuus, magot.
CynocèphaluSf cynocéphale ou babouin.
Mycetesoxi stentor, alou-
ate. Ateles, atèle.
Er iodes y ériode.
LagotriXy lagotriche.
CebtiSy sajou.
CallitriXy sagouin.
Nyctipithecus^ nyclipi-
thèque.
Pithecia, saki.
Sàimiri, saïmiri.
Hapale ou jacchusy ouls-
tili.
34 PRÉCIS D*ANTHR0P0L0€1E.
Ce tableau a Tavantage de présenter» sous forme résumée, les conclusions auxquelles nous sommes arrivés, touchant la place qui revient à l'homme dans les cadres zoologiques. Il ne contient point cependant Texpression rigoureuse des rapports naturels reliant le genre Homme aux autres termes de la série des Primates. Sa distribution semblerait, en eflet, indiquer qu'entre les quatre familles qui y figurent, la distance est la même, chacun des groupes moyens présentant des affinités bilatérales équivalentes. Il n'en est pas ainsi. La comparaison des Primates, au double point de vue anatomique et morphologique, montre, en réalité, que les Cébiens, toute question de filiation mise à part, sont infiniment plus rapprochés des Pithéciens que ceux-ci ne le sont des Anthropoides. Les Anthropoïdes, à leur tour, par l'ensemble de leurs caractères, se réunissent à l'homme dans un groupement très naturel, et s'éloignent plus des singes inférieur que l'homme ne s'éloigne d'eux. Huxley a résumé cette observation fondamentale en une formule devenue célèbre. Il a pu dire que les différences anatomiques qui séparent l'homme du gorille ne sont pas aussi considérables que celles qui séparent le gorille des singes proprement dits. Cela ne veut pas dire qu'entre l'homme et les Anthropoïdes il n'y ait do> différences extrêmement marquées et significatives; nous aurons bientôt à les signaler, mais ce sont des différences absolues, et, en zootaxie, ce que l'on considère, ce sont le> différences relatives. La formule de Huxley vise uniquement ces dernières. La conséquence du fait qu'elle exprime est qu'il devient nécessaire de modifier le tableau de la classification des Primates, en tenant compte dans le groupement des familles de l'inégale valeur des analogies et des différences qui les rapprochent ou les séparent les unes des autres. C'est à quoi répond le schème inédit suivant, qui appartient à l'enseignement de Broca. Il donne la conclusion do
rillustre anthropologiste sur la question que nous venons de traiter.
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