Johnston, Joum. ofthe anthr. Inst., mai
BANTODS. 421
noirs duLoango sont vigoureux et de haute stature (Hoefer); la taille moyenne des indigènes d'Angola serait de l'^^TS. Frilsch donne pour les Amakhosas (sexes réunis) une moyenne de 4",71 ; une série de soixante Cafres donne l'^jTA*. En fait, chez les Zoulous^ chez les Cafres, on rencontre de très hautes statures. Ces derniers passent pour avoir le plus beau type parmi leurs congénères et pour être les plus inteU ligents.
La population nigritique de Madagascar (opposée aux Hovas qui viennent de Malaisie et forment la nation dominante) appartient, avons-nous dit, au groupe bantou. Les Malgaches de couleur^ Sakalaves et autres, sont en plus grand nombre que les Hovas ; par la couleur de la peau, par leur taille, par leurs cheveux crépus, par toute leur physionomie, ils se rattachent évidemment aux noirs de l'Afrique sudorientale. Tandis que les Hovas luttent péniblement contre Timpaludisme, les Sakalaves y échappent d'une façon remarquable. Ils sont pécheurs et pasteurs, nomades, indépendants et turbulents, fort peu enclins au travail agricole, voleurs et pillards, pourtant assez dociles vis-à-vis des Européens. Divisés en nombreuses tribus toujours en guerre les unes contre les autres, ils s'entendent pour résister aux entreprises des Hovas, qu'ils redoutent d'ailleurs beaucoup. (Incertain nombre de Sakalaves sont métissés; l'influence arabe s'est fait sentir à Madagascar (Sibree) et même, dans une certaine mesure, l'influence de l'Inde.
Chez un grand nombre de peuples bantous, le vêtement consiste souvent en un manteau ou en une sorte de court tablier de peau de bœuf. Çà et là, le tatouage est pratiqué, par exemple au Loango. Partout on se surcharge d'anneaux, de bracelets; certains ornent de plumes leur chevelure^