Bull, de la Soc. d'Anthrop.^ 1875, p
des villages palissades et d'accès difficile, sont habillés d'un simple langouti, armés d'une grande arbalète.
Les KotiiSj qui habitent près de la frontière siamoise, ont le nez souvent arqué, la figure longue. On les renomme pour leur habileté à travailler le fer. Ceux du sud abandonnent leur propre idiome pour le cambodgien. Ils cultivent le tabac et le coton (Garnier).
Les Banars, près de la frontière sud-est de Siam, ont la peau rougeâtre ; les cheveux sont parfois frisés, mais généralement lisses. En somme, ces populations, énumérées entre beaucoup d'autres, résident dans la partie orientale de rindo-Chine.
Les Cambodgiens donnent aux différents peuples sauvages avec lesquels ils sont en rapport le nom de Penoms, les Siamois, celui de Khas. Les Khas sont dolichocéphales : 75.5 {Crania ethnica), 77.3, d'après Néis; la peau est couleur cannelle, un peu rougeâtre, parfois assez claire ; les yeux ne sont ni obliques ni bridés*; les cheveux sont lisses ou légèrement ondulés, la barbe rare. Us vivent par villages indépendants les uns des autres et que l'on abandonne assez facilement. En général ils sont monogames.
Cambodgiens. — La population cambodgienne (Khmers) est métissée. Le premier fonds de cette population appartient sans doute aux peuples sauvages qui très anciennement occupaient le pays. Harmand regarde les Khmers comme des Khas ayant reçu une forte proportion de sang malai, et, sous cette influence, devenus parfois brachycéphales. En fait, le Cambodgien est de peau foncée ; il présente, dit Maurel, toutes les couleui^s du bronze. Les hommes ont une taille moyenne de 1",62, les femmes de 1",50 (d'après Mondière, 1°,66, 1°,45). Les cheveux noirs seraient ondes s'ils