‹ Précis d'anthropologieChapitre 227 sur 319 · MALAIS · texte numérisé non relu

MALAIS

grants polynésiens avec une race noire autochtone et des races jaunes asiatiques; cette opinion a rencontré peu de crédit.

Quant au caractère, il est taciturne, réservé, généralement cruel et intraitable, perfide; la bonne foi est chose inconnue. Avide au suprême degré, le Malai est poussé par TappAt du gain aux plus méchantes actions. Chez lui, les qualités familiales sont peu développées ; il pratique Finfanticide sans souci, et n'a pour les vieillards aucun égard. D'ailleurs, brave, vaillant, énergique. Navigateur intrépide et habile, il est devenu un commerçant et un pirate de premier ordre. La culture du sol est peu en honneur ; ce travail est abandonné généralement aux Chinois établis en Malaisie, aux esclaves, aussi est-il peu avancé, sauf à Java. Essentiellement religieux, le Malai croit à la métempsychose et l'islamisme qu'il a embrassé n'a point détruit chez lui le vieux fond de superstition.

Le Malai habite des maisons de bois, qui, rassemblées en groupes, sont entourées de murs de terre ou de palissades ; en nombre de localités, il préfère aux habitations sur terre ferme les cases établies sur pilotis (Russel Wallace). Comme vêlements, il porte de larges culottes, une camisole ouverte, une sorte de manteau de femme; pour coiffure un mouchoir, un turban ou un chapeau depaille. Généralement il se noircit les dents, pour ne pas les avoir, dit-il, comme celles des chiens * ; il aime les huiles aromatiques et les parfums. La nourriture est principalement végétale (sagou, riz, épiceries) ou pîscique ; les liqueurs [fortes sont extrêmement recherchées. Le Malai est menuisier, tourneur, tanneur, tisserand, orfèvre, généralement industrieux. Ses armes sont l'épée, le cris (poignard à lame tantôt recourbée, tantôt droite et

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