‹ Précis d'anthropologieChapitre 229 sur 319 · Montano, BulUl, de la Soc. d'Antkrop,, 188i, p · texte numérisé non relu

Montano, BulUl, de la Soc. d'Antkrop,, 188i, p

neux (Hamy, Nouvelles Archives du Muséum)^ se raltachant évidemmenl aux Papous de la Nouvelle-Guinée, voisins orientaux. C'est le cas également pour Tile de Géram, située un peu au nord-est de Timor. Dans toutes les Moluques (au nord de Géram), les Papous, venus de Test, ont également pénétré, et on les rencontre à côté des Indonésiens et des immigrants malais. •

Entre les Moluques à Test et Bornéo à l'ouest, se trouve Tile de Célèbes. Les Macassars du sud, les Boughis du centre sont des Indonésiens qu'ont plus ou moins affectés les immigrations des Malais. Leur peau est parfois claire (Stavorinus, Ida PCeiiïer) ; ils sont forts, bien musclés, sensiblement plus grands que les Malais (Janka), ont la chevelure noire, la tête assez allongée, le front haut, le visage long, large dans le l^ut et à la partie moyenne. Rienzi compare les Macassars et Ids Boughis aux Dayaks et aux Polynésiens. Ils sont vifs, gais, braves, excellents chasseurs et pécheurs, bons cavaliers. Leur costume est celui des Malais. Le pouvoir est féodal. Le nord de l'île, de même que Gilolo (nord des Moluques), est habité par la population à laquelle on donne le nom « d'Âlfourous ». Cette dénomination devrait disparaître de la nomenclature ethnique. Elle s'applique d'une façon générale à tout ce qui, dans ces régions, n'est pas malai S aussi bien aux noirs papous qu'aux Indonésiens. Les Alfourous indonésiens du nord de Célèbes forment une belle population (Dumont-d'Urville) à teint clair. Lesson les regarde comme de vrais Polynésiens. Il y a longtemps déjà qu'aux Moluques a été signalée la coexistence du type plus ou moins cuivré, à cheveux lisses, et du type noir à cheveux crépus *. Toute la côte de la grande île de Bornéo (à l'ouest de

1. Hamy, Bullet. de la Sœ. de Géographie, mai 1876. 2.Forrest, Vay* avx Moluques, p. SO,

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Célèbes) est occupée par des Malais : le centre, Test par les Dayaksy Indonésiens fort peu civilisés. Une série de Dayaks a donné un indice céphalique de n,b{Crania ethnica). Leur type est essentiellement celui des autres Indonésiens et des Polynésiens (Earle). Ils sont plus grands que les Malais et bien musclés, de peau moins foncée (Van Leent), blanc jaunâtre ; les cheveux sont noirs et lisses. La figure est de forme ovale ; les mâchoires sont projetées (Ida Pfeiffer). Ceux d'entre eux qui présentent le mieux le type indonésien sont les Dayaks dits maritimes ; les Dayaks de terre, agriculteurs, sont de carnation claire, de taille moins élevée (C. Bock). Les Dayaks s'entourent les reins d'un étroit « maro > ; ils se tatouent, se liment les dents, se percent d'un grand trou le lobe de l'oreille pour y passer de volumineux ornements. Ils habitent dans de grandes cases communes, ont des idoles de bois. Ils vont à la chasse aux ennemis conquérir des tètes et sont anthropophages. Russel Wallace (AfaL Archipel.) les place, sous le rapport de la capacité intellectuelle, au-dessus des Malais leurs voisins, et leur attribue un caractère beaucoup plus ouvert.

Au nord de Bornéo, de Célèbes, des Moluques, se trouve l'archipel des Philippines. Ici encore l'ethnographie est complexe. Les Négritos, petits noirs à tête arrondie, ont occupé très anciennement une grande partie des Philippines. Les Indonésiens ont recouvert ce territoire, que les Malais, ensuite, ont plus ou moins pénétré. Au sud, à Mindanao, l'influence malaie a été forte ; de même dans l'archipel Solo (à l'ouest de Mindanao). Chez les BisayaSy un peu plus au nord, et chez les Tagalas, plus au nord encore, le type indonésien se retrouve souvent très caractérisé ; ici l'influence malaie a été beaucoup moindre. Les IgorroteSy population assez sauvage qui habite le pays montagneux, sont au fond, eux aussi, des Indonésiens, bien qu'un certain nombre

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d'enlre eux soient de stature très médiocre étaient le \\s^e élargi des Malais. Les crânes d'Igorrotes, mesurés par Virchow, n'ont rien de Tarrondisseraent malai ; leur indice e^t comparable à celui des autres crânes indonésiens. LesTagalas ont pour costume une large chemise de couleur qui pend audessus du vêtement des jambes, ce dernier en coton ou en soie. Un turban ou un chapeau de paille couvre la tête. Le> hommes ont des sandales ou des chaussures légères ; les femmes vont pieds nus. Les habitations sont de bois ; le toit de feuillage. Le riz constitue le fond de Talimentalion ; on en mange trois fois par jour cuit à l'eau ou avec du poisson. Les Espagnols ont christianisé les Tagalas, mais ceux-ci, pourtant, ont conservé la plupart de leurs anciennes croyances, par exemple le culte des âmes des ancêtres. Ils sont prompts, éveillés, mais sans énergie ni initiative, de même que ie> Bisayas. Les Igorrotes habitent des huttes formées de quatre pieux et d'un revêtement de planches ; ils sont agriculteurs, ont quelques bestiaux, sont peu chasseurs, point du tout pêcheurs (H. Meyer) ; le riz constitue le fond de l'alimentation, ils ne mangent de viande qu'exceptionnellement. Chez les Igorrotes, la chasteté des filles, avant le mariage» est fort surveillée ; la v^uve appartient à la famille du défunt, ainsi que ses enfants, même au cas où elle contracte une nouvelle union. L'époux survivant hérite du conjoint décédé, les enfants ne viennent qu'à son défaut. La religion est l'animisme et le culte des âmes des ancêtres.

Dans l'île de Formose, au nord des Philippines, le même type se retrouve dans la population indigène '. L'indice de largeur du crâne est celui de la sous-dolichocéphalie ; l'indice de hauteur-largeur est assez élevé.

A. Lesson, qui tient à bien distinguer les Indonésiens (Dat-

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