Waits, Anihropol. der Naturvœlker, t. VI, p
HOTELACQUE et G. HERVÉ. — Anthropologie. 32
498 PRÉCIS D'ÀNTBROPOLOGIE.
bout*, guidé parcelle idée que le foyer des populations se reconnaît t à la beauté et à la perfection corporelle de chacune des familles qui les constituent », place le foyer primitif des Polynésiens sur un continent situé à Test du Pacifique; il combat, d'ailleurs, Topinion d'une origine américaine. Celle opinion, soutenue par Zuniga, a été reprise par d'autres auteurs. Les partisans de l'origine américaine font valoir que la navigation d'Amérique en Polynésie est considérablement facilitée par les vents et les courants, ce qui est exact, tandis que la navigation de l'ouest à l'est rencontre de grandes difficultés (Jules Garnier); que les Polynésiens ne se scnxnt pas seulement de méchants canots, mais qu'ils se fabriquent des pirogues longues souvent de 40 mètres et qui demandent un nombreux équipage; que plusieurs archipels polynésiens montrent de vieux monuments cyclopéens comparables à ceux de l'Amérique; que beaucoup de coutumes sont identiques dans les deux régions : castes, sacrifices humains, tatouage, mode des funérailles, etc. Il est vrai qu'entre les langues polynésiennes et les langues américaines aucune comparaison scientifique ne peut être établie. D'autre part, Lesson a démontré péremptoirement que l'analogie invoquée de mœurs et d'industrie est loin de devoir être restreinte aux Polynésiens et aux Américains, ce qui constitue un argument d'une grande portée. Pour Ellis, les Polynésiens, partis de l'Inde, auraient gagné les iles Aléouliennes, et, grâce aux courants, seraient arrivés, après ce long détour, aux iles qu'ils occupent actuellement. On oppose à cette opinion la non concordance des types, la difficulté d'aussi longs voyages (Moerenhout), les traditions mêmes de différents peuples polynésiens. L'origine occidentale est fort en faveur. Horalio Haie a dressé un itinéraire «, que A. de Qualrefages a cherché