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Bull, de la Sac. d'Antkropolagief i86i, p

donc ici presque plus rapproché de celui de l'homme que de celai de son congénère africain. Quoi qu'il en soit, et d'une façon générale, on voit, sur le crâne des Anthropoïdes adultes, les deux surfaces temporales du frontal converger l'une vers l'autre et se rencontrer, en limitant entre elles un étroit espace triangulaire à sommet au bregma (espace encore diminué par l'empiétement des énormes bourrelets susorbitaires), qui représente tout ce qui reste du front.

La voussure extérieure des pariétaux et de l'écaillé occipitale contribue à agrandir la contenance du crâne humain. Chez les Anthropoïdes, les pariétaux s'aplatissent, augmentant ainsi la profondeur des fosses temporales au détriment ducavum crânien. Le redressement vertical de Técaille occipitale, pour donner place aux insertions des puissants muscles de la nuque, insertions encore augmentées par le relèvement en crête des lignes courbes occipitales supérieures (crête occipitale), a pareillement pour résultat de réduire la capacité de leur crâne.

Le fort développement des muscles temporaux entraine le rétrécissement transversal et la compression bilatérale du crâne simien. Pour la même raison, les arcades zygomatiques s'écartent plus que chez l'homme des parois du crâne, et les lignes d'insertion des crotaphites (lignes temporales du pariétal) s'élèvent sur les pariétaux en se rapprochant l'une de l'autre, ne laissant plus sur la ligne médiane, le long de la suture sagittale, qu'un intervalle étroit, qui, chez les gorilles et les orangs mâles et adultes, se soulève en forme de crête (crête sagittale). Cette crête qui figure comme un cimier de casque et fournit aux faisceaux musculaires une surface d'attache étendue, peut atteindre, dans son plus fort développement, jusqu'à 3 et 4 centimètres de hauteur. Chez rhomme, la surface du crâne est relativement lisse; les crêtes d'insertions musculaires ne sont plus représentées

que par des lignes à peine saillantes, et les lignes temporales, par suite du moindre développement des muscles masticateurs, ne se rapprochent jamais autant. Toutefois, dans certaines races inférieures; elles s'élèvent assez pour rattacher aux faces latérales du crâne la plus grande partie des pariétaux et pour constituer un caractère nettement simien : sur certains crânes néo-calédoniens, les deux lignes, distantes normalement de 8 à 10 centimètres, arrivent à ne plus s'écarter que de 3 à 4 centimètres, rappelant la disposition particulière aux Anthropoïdes femelles. Celles-ci et les jeunes (chez lesquels les lignes temporales, quoique rapprochées, ne sont point saillantes) forment ainsi avec ces types humains inférieurs une série d'intermédiaires. Ajoutons que tous les gorilles mâles ne présentent pas la crête sagittale également accusée; il parait exister une espèce de gorille caractérisée par une crête peu développée, sinon absolument nulles

Les divers caractères morphologiques dont il vient d'être question se résument dans la mesure de Yangle pariétal de Quatrefages, angle formé par deux lignes tangentes aux extrémités du diamètre traverse maximum de la face, ou bizygomatique, et aux extrémités du diamètre frontal maximum. Cet angle atteint en moyenne -f 20% au maximum + 30o chez les Néo-Calédoniens. Sur une série d'Anthropoïdes, Topinard» l'a trouvé toujours positif (ouvert en bas, ou à sommet au-dessus de la tête), mais de six à neuf fois plus considérable que l'angle moyen de l'homme (iO**), et deux fois au moins plus considérable que le maximum des diverses séries humaines :

2 orangs adultes -h 90*,5

4 gorilles + ^^*

1 chimpanzé 4- 63*

1. Topinard, Bull, de la Sœ. d'Anthropologie, 1876, p. i84. — Cf. Broca, Ibid., p. 430; Rev, d'Anthropologie, 1878, p. 2.

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