‹ Précis d'anthropologieChapitre 27 sur 319 · Bull, de la Soc. d'Anthropologie, 1876, p · texte numérisé non relu

Bull, de la Soc. d'Anthropologie, 1876, p

Cette grande ouverture de l'angle pariétal exprime ici, à la fois récartement des arcades zygomatiques et le rétrécissement transversal du crâne au niveau des régions temporofrontales. Remarquons, dès maintenant, qu'entre le chimpanzé et le Néo-Calédonien, la différence n'est que de 33% c'est-à-dire qu'elle reste inférieure à l'élenduc des écarts individuels extrêmes, d'une extrémité à l'autre de la série des races.

En somme, on peut dire que, au point de vue de sa forme extérieure, le crâne humain se distingue du crâne simien par l'effacement ou, du moins, par l'atténuation des lignes d'insertions musculaires, et, au contraire, par la prédominance des saillies et des surfaces qui traduisent au dehors l'expansion cérébrale. Chez l'homme, le crâne se trouve placé, pour ainsi dire, immédiatement au-dessous, des téguments; chez les singes, il est enveloppé et étreint de toutes parts, latéralement, en arrière et souvent même en haut, par des masses musculaires puissantes, qui masquent en partie sur la tète fraîche la réduction de son volume. Si nous pouvions nous étendre, nous montrerions toutefois que par l'heureux développement et la conformation. harmonique de leur crâne, plusieurs singes de la dernière famille, notamment certains sajous et le saïmiri, sont plus près du type humain que des formes si bestiales des Anthropoïdes mâles et adultes.

La base du crâne se distingue chez l'homme par l'inflexion marquée que subit la ligne basilaire. Fortement oblique et ascendante dans toute sa partie chordale (portion vertébrale de la base du crâne), à partir du basion, cette ligne se brise au delà de la selle turcique, à l'éphippion, pour se diriger <rarrière en avant et horizontalement dans sa partie ethmoîdonasale. De là, un angle obtus (NTB, fig. 6) ouvert en bas et en avant, Yangle sphénoïdal ou de Welckefj dit encore angle

5i PRÉCIS D'AHTHR0P0U>G1E.

de la selle turcique ou angle de téphippion : c'est l'angle qu'interceplent, sur une coupe médiane du crâne, deux lignes qui, partant du bord antérieur de la selle turcique ou point sphénoîdal, vontaboutir l'une à ta suture fronto-nasale ou point nasal, l'autre au bord antérieur du trou occipital ou point basilaire. Signalé par Virchow, cet angle a suilout

été étudié par Welcker'. il s'ouvrait de 134",enraoyenne,sur trente crânes allemands. Chez les autres Primates, l'angle sphénoîdal s'accroît d'autant plus qu'ils sont placés plus bas dans la série.

1 cbimptaié. . 149*

I oriDgiidulle . Vf

1 orong vieux. 174*

1 macaque.... 170*

1 «ijau tidulle. 174>

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