Mémoire tur V Ethnographie de la Per$e, p
ËRANIENS. 557
proche singulièrement du type hindou proprement dit. Le crâne est allongé ; la moyenne des crânes de Guèbres, qui passent pour avoir conservé l'ancien type en même temps que l'ancienne religion, donne un indice peu supérieur à 70 (Khanikoff, Duhousset) : c'est une dolichocéphalie très prononcée que sont loin de présenter tous les crânes persans, même ceux que l'on peut considérer comme indemnes de mélanges. Les Tadjiks, vers l'est, sont de taille assez grande ; dans l'ouest de la Perse ils sont un peu au-dessous de la moyenne. La peau est blanche; les cheveux sont noirs et abondants, la barbe noire, ondulée, la poitrine et les bras sont velus. Les yeux sont noirs; le nez est droit, effilé, parfois légèrement recourbé ; la face est de forme ovale. Ils ont généralement l'intelligence prompte, aiment la vie sédentaire, sont pleins d'urbanité. Les événements ont malheureusement réduit à une assez misérable condition cette ancienne population persane qui, par tant de côtés, l'emporte sur ses dominateurs arabes ou altaïques. Ce peuple d'agriculteurs, d'industriels, de commerçants, mérite un meilleur sort que celui qu'il a actuellement. Les Sarles de Khiva ne sont autres que des Tadjiks ; ce nom, dans le langage des Altaïques qui l'emploient, est passablement méprisant. Les Sartes sont plus ou moins tatarisés (Yerechaghine, Girard de Rialle) et ont perdu leur ancienne langue éranienne (Alb. Regel). Ils forment avec les Kirghizes la majeure partie des habitants de la région située au nord de Khiva et de Boukhara (Ujfalvy). Une convient déparier qu'avec une extrême réserve des € Galtchas i, Tadjiks montagnards du Kohistan, qui seraient brachycéphales. Par ce caractère ils se différencieraient nettement des Éraniens ; mais on n'est pas encore édifié, il faut le reconnaître, sur l'existence de cette soidisant population à tête courte ^ La grande similitude des