TOPINARD
4 AntliropoïdM..
'i temnopithèque
1 mandrill 164*
Icdbui 163*
4aIoaatM — 166*
Chien — 161*
Od remarquera la différence de 15° seulement entre l'homme et le chintpanzé, alors qu'elle peut s'élever & plus du double entre l'Anthropoïde et le sajou. Toujours négatif.
1. UnUrtHch.iiber Wachtthmm und Ba* deêmeiuchlicIteH Schadelt, p. 143.
c'esi-à-dire tendant à faire saillie du côté de la face, chez les mammifères situés au-dessous des singes, l'angle sphénoîdal l'est encore chez quelques Cébiens (alouate) ; mais, chez la plupart des singes, il devient positif, et reste positif chez les Primates supérieurs. Traçant une ligne de démarcation entre l'homme et les anthropoïdes, il en trace une bien plus apparente entre les Anthropoïdes et certains singes, et une plus marquée encore entre les Primates et les autres mammifères. La transition entre l'homme et les singes inférieurs est, d'ailleurs, ménagée ici par des termes intermédiaires sur lesquels nous aurons à revenir.
Quoi qu'il en soit, l'angle de Welcker fournit un caractère différentiel très intéressant. La grande ouverture de cet angle, chez les singes, exprime un trait tout animal de leur constitution crânienne, à savoir l'aplatissement et la quasirectiiignité de la base du crâne, dont le segment vertébral (le côté postérieur de l'angle) se relève de plus en plus, par rapport à la direction qu'il affecte chez l'homme, jusqu'à se placer (chez le sajou) sur le prolongement de la ligne ethiDOÎdale. Ce caractère est à la fois lié à la réduction de la contenance du crâne, ce qui se comprend au premier coup d'œil, et à Textension de la face. Plus l'angle sphénoïdal est grand, et plus la face est projetée en avant. Ce rapport est précisément l'inverse de celui qui existe entre l'angle facial et la direction de la face. L'accroissement de l'angle facial constitue uu caractère de supériorité ; celui de l'angle sphénoïdal constitue un caractère d'infériorité.
Topinard* a appelé l'attention sur un autre angle, dont les variations, marchant en sens inverse de celles de l'angle de Welcker, offrent une signification analogue. Comme ces dernières, elles traduisent l'expansion graduelle du cei*veau à
i. élém» d*AnthrapUogie génér., p. 32t.
^ PRÉCIS D'ANTBROPOLOGIE.
mesure que l'on s*élëve dans la série des Primates. Elles expriment, de plus, l'atrophie corrélative des lobes olfactifs. Topinard a donné à cet angle le nom d'angle de la fosse olfactive. Lorsque, sur un crâne de mammifère ouvert par la partie posléro-supérieure, le regard plonge à Tintérieur de la cavité, il rencontre Touverture presque verticale de la fosse olfactive qui forme Fextrémité antérieure de cette cavité, et, au fond de la fosse, les deux lames criblées. De là un angle dû au relèvement des gouttières ethmoîdales par rapport à la surface olfactive du siphénoiàe {planum sphenoidale) . Chez Thomme, rien de pareil : la lame criblée est devenue horizontale comme celte surface, en même temps que la fosse olfactive s'est presque entièrement effacée. 11 en résulte que chez lui l'angle de la fosse olfactive n'existe pas, les deux côtés s'en plaçant sur le prolongement l'un de l'autre.