COMMERCE
premiers rapports commerciaux n'aient été tout d'abord entravés par une grande méfiance. Aujourd'hui encore plus d'un peuple hésite à entrer autrement que de loin en relations de négoce. Les sauvages Yeddas de Ceyian qui trafiquent de leur miel, de leur cire, de leur gibier avec les SinghalaiSy déposent durant la nuit, en un lieu fréquenté, les denrées qu'ils offrent en vente; ils reviennent la nuit suivante prendre les objets qu'on a déposés en échange. Les Singhalais en doivent agir de même lorsqu'ils veulent obtenir quelque chose des Veddas *. On rencontre la même coutume chez les Sakaies de Pérak qui commercent avec les Malais ^ ; chez les sauvages Koubous de Sumatra qui échangent contre les tissus, le riz, le sel des habitants de Paiembang, de la cire *et de l'ivoire ^ En Afrique le même procédé de négoce a été signalé ^ ; également en Amérique \ Quant à la MONNAIE, invention plus tardive, elle est souvent fort variée. Les objets qui servent comme valeur monétaire chez les Bahnars de l'Indo-Chine sont, dit Morice, l'homme (qui vaut de cent à cent vingt-cinq ligatures annamites), le bullle, la marmite, la jarre, l'éléphant, le tamtam, le sel, le fer, les cotonnades, le riz. On a signalé dans une île des Carolines d'énormes cailloux circulaires, troués au centre, valant comme monnaie (Miklouho-Maklay) ; des graines chez certains Papous. En Nouvelle-Calédonie la monnaie est composée de coquillages, souvent aussi chez les Papous. Dans une grande partie de la Nigritie africaine on se sert de c cauris >, coquillages d'origine indienne; en Assinie on