FEMME
p. 351). Extrêmement rudimentaires tout d'abord, comme chez les sauvages occidentaux de l'époque solutréenne ^ et de l'époque magdalénienne *, comme chez les Bochimans actuels*, chez les Australiens, chez la plupart des Polynésiens, les arts graphiques et plastiques sont notablement plus développés chez un grand nombre de noirs africains, chez les Mélanésiens S chez les Polynésiens néo-zélandais. L'architecture naît peu à peu du développement de la demeure primitive, et est subordonnée au climat, à la nature des matériaux, au caractère des institutions politiques et religieuses (Eug. Véron, op. cit.y p. 185) ; en somme le moins personnel des arts, et qui a commencé par être une industrie.
Dans toutes les civilisations primitives la femme, en sa qualité d'être relativement faible, a en partage les mauvais traitements, les fatigues, les travaux pénibles ^ En Australie, la femme est l'animal domestique, dressé à préparer le feu des campements, à plonger à la recherche de coquillages alimentaires ; ce bétail est-il insoumis, on l'assomme. Dans toute la Mélanésie le sort de la femme n'est guère plus heureux ; c'est une propriété maritale dont on use et abuse sans que personne ait à redire, et ce sort héréditaire semble naturel à celle-même qui a tantàen souffrir. Le noir africain use de son pouvoir sur les femmes jusqu'à l'extrême limite ; celles-ci cultivent le sol, portent les fardeaux, sont battues ou chassées sans avoir à réclamer quoi que ce soit, ne valent souvent que comme un simple objet de commerce. Le Cafre,
i. G. de Mortillet., op, cit,, p. 3&i.