Bull, de la Soc, SAnthrop., 1877, p
2. Au Sénégal, Rev, (VAnthrop., t. XII, p. 289; dans l'Asie centrale, Ihid.t t. XIV, p. 495, Tariarie par IXubeux et Val mont, p. 87. 227 ; en Océanie, Rienzi, t. !•', p. 129; t. III, p. 261 .
La FAMILLE rudimentaire, faite du groupement plus ou moins temporaire de l'homme, de sa femme ou de ses femmes, et de leurs enfants, se retrouve de nos jours chez quelques peuples très inférieurs en évolution sociale : chez les sauvages Yeddas> chez les Ândamanites (S. John), chez certains Australiens. La famille du clan primitif laissait la paternité fort incertaine ; de là, la filiation féminine, le matriarcat, avec lequel aucun doute n'est possible sur l'origine de l'enfant. Le matriarcat se rencontre çà et là en Australie, chez les Yi tiens (Erskine), dans toute TAfrique^nigri tique (Letourneau, op. ciLy p. 383), chez les aborigènes de l'Inde, à Ceylan, en Polynésie S en Amérique', chez les Touareg (Duveyrier), chez d'autres encore. Là où le .mariage prit un caractère plus étroit, là aussi, de féminine, la filiation devint masculine ^ Les relations de consanguinité furent précisées, et la division de la propriété familiale s'adapta aux différentes conceptions de ces rapports. Avec le progrès des mœurs nous voyons aujourd'hui cette adaptation menacée, au profit, il faut le reconnaître, de la généralité sociale, qui est singulièrement intéressée à l'éducation physique, intellectuelle et morale des jeunes générations.
La PROPRIÉTÉ, à Torigine des sociétés humaines, est partout d'ordre collectif. Ce n'est point un individu qui détient le sol sur lequel on vit, dans les limites duquel on vagabonde en cherchant la nourriture quotidienne : c'est la famille, c'est le groupe. La prise de possession de cette région par quelque clan étranger, est le vol; par contre, pour ce clan étranger plus fort, plus puissant, une occupation violente est l'origine du titre même de propriété. Chaque tribu tas-