‹ Précis d'anthropologieChapitre 310 sur 319 · ORGANISATION SOCIALE · texte numérisé non relu

ORGANISATION SOCIALE

hiérarchie commence à s'affirmer. Inutile de dire qu'elle s'établit au profit du plus fort et du plus audacieux, dont la famille recueille l'héritage. Chez les Australiens, on constate facilement les commencements d'une aristocratie et une organisation de classes ^ Il en est de même chez les Hottentots. L'organisation féodale, l'organisation des castes, se retrouve à peu près partout, ici moins développée, plus savante et plus fixe ailleurs. Tantôt elle est assujettie à un pouvoir royal despotique; tantôt, au contraire, elle modère et refrène ce pouvoir; tantôt elle s'accommode d'un état républicain. Chez les Mélanésiens, la tribu néo-calédonienne est un véritable organisme féodal (de Rochas), ignorant toutefois l'esclavage. Chez leurs voisins de Polynésie, les degrés sociaux sont rigoureusement définis et la caste aristocratique jouit d'un pouvoir considérable. Hiérarchie également chez les Bantous, rang social héréditaire, çà et là classes serviles (Campbell). L'esclavage est à son maximum dans l'Afrique noire sus-équatoriale ; c'est une institution sociale, fondamentale, contre laquelle personne, pas même les esclaves, ne songe à protester. Parfois une aristocratie tempère la puissance royale : c'est le cas chez les Achantis, chez les Mandingues (Mungo-Park, Caillié, Matthews); mais souvent le pouvoir des despotes est illimité. Dans toute cette région africaine, à côté de l'aristocratie, il existe des castes industrielles, forgerons, corroyeurs, etc. La plénitude de l'absolutisme s'est trouvé dans les anciennes civilisations du Mexique et du Pérou où le chef de l'État était une sorte de dieu ; ce même absolutisme se voit aujourd'hui dans quelques régions de Tlndo-Chine, par exemple à Siam (Fyniaison). De son côté, l'Inde a développé plus que toute autre contrée le système des castes, dont le nombre, chez elle, est aujour-

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