‹ Précis d'anthropologieChapitre 46 sur 319 · VÀêt, natur, des races ^mmiinet, 1S26, p · texte numérisé non relu

VÀêt, natur, des races ^mmiinet, 1S26, p

rieure, et que l'épaisseur de l'os l'emporte sur sa largeur (épaisseur à la partie moyenne : largeur :: iOO : 95). Chez les anthropoïdes, au contraire, la diaphyse s'aplatit d'avant en arrière, et le diamètre antéro-posté rieur est beaucoup plus petit que le transversal (épaisseur : largeur :: 100 : 120-140). Malgré la saillie considérable de leur ligne âpre, les fémurs de Cro-Magnon tendent, par leur grande largeur, à se rapprocher de ceux des anthropoïdes^ A cet égard, d'ailleurs, le fémur cylindrique des singes ordinaires est plus semblable à celui de l'homme que le fémur aplati des anthropoïdes.

Tibia. — Le tibia de l'homme présente, sur une coupe transversale, la forme d^un prisme triangulaire à arête antérieure (crête du tibia). L'aplatissement de sa face postérieure est due à l'action des muscles postérieurs de la jambe, action très énergique dans la marche bipède et plantigrade pour relever le talon que relient au sol le poids du corps. La masse des muscles antérieurs, dont la puissance, chez l'homme, est beaucoup moindre que celle du groupe postérieur, tend, au contraire, à refouler le tibia en dedans, à l'aplatir transversalement; et lorsqu'il arrive, comme chez la plupart des quadrupèdes, que ces muscles l'emportent en force sur ceux du mollet, la face postérieure disparait, le tibia n'est plus triangulaire, il est aplati, comprimé d'un côté à l'autre, et ne présente plus que deux faces, une externe et une interne. Sous ce rapport, les anthropoïdes ne ressemblent pas à l'homme, mais se rangent avec les singes inférieurs et les mammifères quadrupèdes. Leurs muscles jambiers postérieurs peu développés ne donnent pas naissance à un mollet, et la face correspondante de l'os s'effaçant, leur tibia est aplati, ou, comme on dit, platycnémique. Nous

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