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Broca, Mém, d'anthropologie, t. lii, p

réduit à un mince repli péritonéal limitant Thypochondre gauche (c'est la lamelle verticale qui sépare de la rate le doigt introduit dans Tarrière-cavitédes épiploons), et Testomac ne tient qu'au diaphragme; les côlons ascendant et descendant, dépourvus de mésocôlons, ne sont pas flottants, mais fixés au-devant des reins par le péritoine qui immobilise de môme le cœcum dans la fosse iliaque; le mésentère, dirigé de gauche à droite, reste complètement distinct du mésocôlon ascendant. Or, sur tous ces points, les anthropoides se séparent des singes pour se confondre avec l'homme.

Le grand épiploon, composé chez l'homme de quatre feuillets séreux entre lesquels se trouve comprise une cavité, la cavité du grand épiploon, qui se continue en haut avec Tarrière-cavité du péritoine, est disposé sur le même type chezuncébien, le Cebusapella (Brood); mais, chez les Pithéciens, sa constitution est très différente. Il n'a plus que deux feuillets et ne renferme aucune cavité; un repli, étendu de Festomac au pancréas, délimite une arrière-cavité des épiploons isolée; enfin, le bord droit du tablier épiploïquc s'insère sur le côlon ascendant, sur l'angle droit seulement chez la guenon mone, sur toute la longueur du bord antérointerne de cet intestin chez les cynocéphales. Quant aux anthropoïdes, Broca a reconnu que Tépiploon du chimpanzé, entièrement semblable sous tous les autres rapports à celui de l'homme, n'en diffère que par son insertion sur le tiers ou le quart supérieur du côlon ascendant.

§ 5. -^ Appareil de la eirculatiozi

La situation, la direction et les rapports du cœur dans la poitrine sont commandés par l'attitude. Le cœur de l'homme, oblique et dirigé à gauche, se couche sur le diaphragme,

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d'où vient que le péricarde contracte avec celui-ci des adhérences très étendues, et que la veine cave inférieure n'a à parcourir dans le thorax qu'un trajet de quelques millimètres de longueur. Le cœur des quadrupèdes, médian et presque parallèle à l'axe du thorax, repose, au contraire, sur le sternum; les adhérences du péricarde sont uniquement avec cet os, le cœur est séparé du diaphragme par un prolongement du poumon (le lobus impar)j et, pour en atteindre la base, la veine cave inférieure doit suivre dans la cavité thoracique un trajet dont la longueur est égale à celle du cœur lui-même. Chez les Cébiens et les Pilhéciens, c'est le type quadrupède qui persiste, quoique atténué; chez les Anthropoïdes, c'est déjà le type humain qui se montre.

Nous nous contenterons de rappeler, sans insister ^ur les conditions étiologiques qui déterminent ces variations ^ que le nombre des troncs artériels émanant de la convexité de la crosse de l'aorte est de deux (io le tronc innominé, qui fournit la sous-clavière droite et les deux carotides; S"" la sousclavière gauche) chez les singes ordinaires, ainsi que chez les Carnassiers et les Lémuriens, tandis qu'il est de trois chez l'homme (l"" le tronc brachio-céphalique; S"" la carotide gauche; 3° la sous-clavière gauche). Parmi les Anthropoïdes, le gibbon réalise encore la iprmule des Cébiens et des Pilhéciens, mais, déjà chez l'orang, ce type s'atténue : bien qu'il y ait encore un tronc innominé, la carotide gauche nail si bas sur ce tronc que la partie commune mesure à peine 2 ou 3 millimètres de longueur. Le chimpanzé et le gorille présentent la formule de l'homme.

Les vaisseaux de second et de troisième ordre peuvent offrir quelques différences chez les Primates, mais ces diffé*

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