‹ Précis d'anthropologieChapitre 69 sur 319 · Broca, op, cil., p · texte numérisé non relu

Broca, op, cil., p

8. Orang-ùulang^ tive Homo tylwe$trii, or the Anaiomy of a Pigmie, ele»,

et cynocéphales, où l'urèthre s'ouvre par une large fente longitudinale dans une fosse située en dessus du gland, et celui du sagouin, à gland arrondi et conoïde, la différence est certainement beaucoup plus accentuée qu*entre le pénis de Thomme et celui de Torang, qui, de tous les anthropoïdes, s'éloigne ici le moins du type humain. On a fait ressortir une autre différence plus sérieuse, parce qu'elle est d'ordre anatomique : c'est l'existence, chez tous les singes, de l'os de la verge, qui occupe une partie plus ou moins étendue de la cloison du corps caverneux et même du gland chez beaucoup de mammifères. Les anthropoïdes le possèdent ; Emm. Rousseau l'a découvert chez le gorille S Crisp et Alix l'ont constaté dans les autres genres '. Il y a lieu toutefois de faire remarquer que, si la cloison du corps caverneux de Thomme est seulement fibreuse, il arrive de rencontrer certains individus chez lesquels existe, dans l'épaisseur du gland, un noyau cartilagineux (Alix) ; cette particularité serait même, d'après Boggs', ordinaire chez le Nègre.

L'effacement du mont de Vénus et des grandes lèvres, le développement des petites lèvres et du clitoris chez les anthropoïdes femelles, ne constituent entre elles et la femme que des différences secondaires : nous verrons même ces différences disparaître dans certaines races \ Le vestibule génitourinaire qui, chez les Cébiens, est encore, ainsi que chez les mammifères inférieurs, un canal plus ou moins profond dont la longueur peut égaler celle du vagin, excède de très peu, chez les cynocéphales, la proportion qu'il a chez la femme.' Quant à la membrane hymen, elle n'est pas le moins du

1 Bull, de la Soc. <t Anthropologie, 1866, p. t02, t. !bid., 1869, p. 562.

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