‹ Précis d'anthropologieChapitre 77 sur 319 · BM. de la Soc. d'Anthropologie, 1877, p · texte numérisé non relu

BM. de la Soc. d'Anthropologie, 1877, p

2. Droca, Rev. d'Anthropologie, 1876, p. 193, 278; Bull, de la Soc. d: Anthropologie, \%n, p. 262. — Féré, Rev, d'Anthropologie, W9jp, 660. — De la FouUiouxe, Rech, gur le$ rapp. anat, du cerveau avec la voûte du crame die% Uê enfanté, 1876.

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daires de complication qui ne placent pas les races infé* rieures beaucoup au-dessus des anthropoïdes, que le développement pondéral de l'encéphale. Tandis que chez les Européens le poids du cerveau masculin s*élëve en moyenne à 1360 grammes S celui du cerveau du gorille atteint au plus 540 ou 560 grammes. Le cerveau de la femme bochimane, qui paraît descendre au minimum de poids compatible avec l'intégrité des fonctions intellectuelles chez les êtres humains, pèse encore plus de 900 grammes, c'està-dire que ce poids étant représenté par 100, celui du gorille pourra s'élever à environ 62 : c'est à peu près une différence de 3 à 2. On peut admettre que le cerveau des races les moins bien partagées l'emporte de deux ou trois fois en volume sur celui des plus grands anthropoides, alors qu'il n'est guère inférieur que d'un quart à celui des races européennes. La différence, de ce chef, est d'autant plus significative que la taille est à peu de chose près la même chez l'homme et le gorille, que ce dernier est même plus grand que le Bochiman.

Parvenus au terme de cette étude et faisant maintenant la balance définitive, nous reconnaissons que deux grands caractères distinguent l'homme de l'animal : 1* la station verticale, d'où dépend sa supériorité anatomique; 2"* le développement tout à fait hors ligne du cerveau, d'où résulte sa suprématie intellectuelle.

Ces caractères sont capitaux; ils justifient amplement la place élevée accordée à la famille humaine en tête du groupe des Primates. Sont-ils assez typiques pour commander la création d'un ordre spécial, réservé à l'homme ? Non. L'attitude n'est qu'une caractéristique relative et acquise : le

i. Rev. d^AnthrofiplogU, 1878, p. «76; 1881, p. 681 ; 188Î, p. 1. — Topinard, Mém. de la Soc, 4^AnthropologU,^* série, t. lil, 1883, p. 1.

fœtus, Tenfant à ]a naissance ne la possèdent pas; certaines races ne paraissent pas entièrement redressées; les anthropoïdes enfin, bipèdes imparfaits, sont ici plus voisins de l'homme que des singes.

De même pour le cerveau : il est impossible de tenir pour absolue une caiactéristique dont l'acquisition s'est faite progressivement, au cours de révolution de l'espèce, et qui laisserait en dehors de l'humanité certains êtres dégradés (idiots, microcéphales) dont le cerveau peut rester, même à l'âge adulte, plus petit que celui des jeunes anthropoïdes (C.Vogt).

Ainsi disparaissent les abîmes que Ton a prétendu creuser entre l'homme et ses voisins zoologiques; abîmes qui, partout, c se sont réduits à d'étroits sillons tracés avec peine dans un sol ingrat, quand ils n'existent pas tout simplement dans l'esprit de ceux qui ont cru sonder leur profondeur imaginaire » (Hamy).

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