Bull, de la Soc, d'Anthropologie, 1869, p
S. Pozzi, Bull, delà Soc. d* Anthropologie, 187i, p. 815.
Antilles. A. de Qualrefages * a cité, d'après Nott, l'exemple des Juifs dits blancs de Cochin ou Juifs de Jérusalem, fixés dans rinde depuis un millier d'années environ, qui ne se marieraient qu'entre eux, et dont le teint serait devenu très foncé; mais quelle garantie avons-nous de leur pureté, alors surtout qu'à côté d'eux vivent des Juifs dits noirs^ Malabars convertis au judaïsme' ? L'exemple des Nègres de la Louisiane qui, d'après El. Reclus, se seraient sensiblement rapprochés des blancs en un siècle et demi, n'est guère plus probant : il néglige complètement les unions, forcément nombreuses, entre Négresses et créoles blancs. On a parlé des Anglo-Saxons qui, établis en Amérique, y subiraient, dès la première génération, de notables transformations (A. Murray), se traduisant par une dégradation physique de la race (R. Knox). À. de Quatrefages professe même que chaque race de l'ancien continent, de TEiirope en particulier, est représentée aux colonies par une race dérivée ^ Or, quand on analyse en quoi T Anglo-Américain diffère de l'Anglais, on reconnaît qu'il ne s'agit là que de nuances, et que, sous le rapport des caractères anthropologiques proprement dits, ces prétendues différences ne sont pas appréciables \ Le seul caractère physique qui se soit quelque peu modifié est la taille, plus grande en moyenne chez -les Yankees; mais la taille peut être influencée par une foule de conditions diverses, notamment par les croisements, et, certes, personne n'oserait prétendre que les Américains des États-Unis forment une race homogène.
Il ne semble pas, d'autre part, que les faits qu'invoquaient les polygénistes, en réponse aux précédents, aient rien perdu
1. Pqmî, Bull, de la Soc, (TAnthropologief 1863, p. 142. l/6ûl.,p. 123,127.