‹ Précis d'anthropologieChapitre 96 sur 319 · Op, cit., p · texte numérisé non relu

Op, cit., p

ORIGINE DE L'HOMME. âUt

tiiution universelle de la promiscuité à la polygamie, savoir, en fait, d'une forme inférieure à une forme supérieure d'union des sexes.

Nous nous trouvons donc en présence de ces deux résultats contradictoires : l'origine animale de l'homme démontrée par toute la série des preuves indirectes, confirmée par l'analogie; puis, quand on passe aux preuves directes, absence de faits suffisamment démonstratifs, impuissance de l'action des milieux, de la sélection sexuelle, à expliquer la production des différences existant entre les races. Il n'est pas impossible, pensons-nous, d'accorder ce qu'il y a d'antinomique dans ces conclusions. La théorie ethnogénique de Wallace et de Darwin était une conciliation du monogénisme et du polygénisme, tentée sur le terrain du transformisme unitaire : depuis que l'homme est réellement homme, son organisation et ses caractères extérieurs n'ont plus changé ; les races se sont séparées avant la période intellectuelle de l'évolution humaine, avant l'acquisition du langage, en divergeant d'une race-souche unique et homogène. Nous opposons à cette théorie le transformisme polygénique. La conception des 'origines multiples des formes vivantes remonte à Buffon*; elle a trouvé à toutes les époques des partisans, qui, divisés sur l'étendue des transformations éprouvées par les organismes et, partant, sur le nombre des types primordiaux, se sont trouvés d'accord sur l'idée principale que l'évolution organique ne s'est pas faite d'une seule venue, mais en différents points de l'espace et à plusieurs moments de la durée. A cette conception se rattachent les noms de R. Owen, de Daily*, de madame Cl. Royer^,

1. Hiit. natur.y Paris, 1769, 13 vol. in-12, vol. XII, p. 259,

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