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placentaires dont l'organisation présente encore de nombreux points de contact avec celle des didelphes. Parmi ces premiers monodelphes se trouvent des formes de passage entre les Artiodactyles pachydermes et les Lémuriens (Adapis, Protoadapis, Plesiadapis, etc.) ; d'autres réalisent des caractères intermédiaires entre les pachydermes et les singes {Cebochœrus, Anaptomorphus, etc.). C'est de cette double souche que sont issus, à peu près en même temps, les Lémuriens (du moins en partie; cej'tains d'entre eux paraissent dériver de marsupiaux insectivores) et les Primates, séparés ainsi dès l'origine et représentant deux séries collatérales, mais non directement parentes. Cela suffirait, à défaut d'autres preuves, à réfuter l'opinion de Haeckel, qui fait des Prosimiens un des degrés de la généalogie de l'homme et les ancêtres immédiats des singes ^ Ceux-ci apparaissent dans le tertiaire moyen, au moment de la grande extension des mammifères placentaires. Leurs types principaux se montrent constitués dès le milieu de l'époque miocène. On trouve, dans les terrains de cette époque, les singes ordinaires et déjà des anthropoïdes (Oreopithecus, Dryopithecus, Pliopithecus).
Gomme tous les restes fossiles découverts dans le nouveau monde appartiennent à des Platyrrhiniens à trente-six dents; tandis que tous ceux de l'ancien continent proviennent de Gatarrhiniens à trente-deux dents, on doit en conclure que ces deux types se sont développés parallèlement, mais isolément. Ils sont sortis de deux souches distinctes, sans aucune relation l'une avec l'autre, et, jusqu'ici, rien ne permet de les ramener à une forme ancestrale commune, représentée chez les Primates.
L'homme se rattache-t-il généalogiquement aux Catarrhi-