LES FLEURS
Le blanc est la plus grande difficulté de la peinture des fleurs, parce qu’il est toujours coloré du ton de demiteinte, de l’ombre ou des reflets. Aussi la fleur blanche se rend-elle toujours par une teinte légère, très chargée d’eau, qui comporte les couleurs les plus transparentes
APPENDICE
de la palette. Tantôt c’est une laque, tantôt un jaune, tantôt le vert émeraude. Un exemple fera mieux comprendre ce qu’est le mélange des couleurs qui doivent rendre la sensation du blanc dans la peinture des fleurs ; il s’agit du lilas blancs
« Le lilas blanc, dit Mme D. de Gool, dans la partie vraiment lumineuse (la fleur épanouie), devra être formé par la réserve du papier... Les ombres devront être faites avec du noir très léger, très mince. Selon le ton, on ajoutera à ce noir une pointe de garance ou une pointe de vert. »
Selon le ton. — Donc il n’est point de règle absolue, le blanc pouvant réfléter tous les tons environnants. Ce n’est qu’en clignant fortement des yeux qu’on se rendra compte si le reflet est bleu, jaune, vert ou rouge et, selon le cas, on glacera de cobalt, de laque de jaune ou de rouge de Saturne. Ce n’est que dans les parties extrêmement lumineuses qu’on réservera le blanc du papier et, pour rendre l’éclat, les accents de la lumière frisante.
Les jaunes. — Pour traiter les fleurs jaunes et les fleurs rouges, il est nécessaire d’ajouter un certain nombre de couleurs à la palette.
Le jaune d'oi ’, Chrome citron , Laque jaune , Cadmium fonzz.
Le rose carthame , Le rouge 1 tyrien , U écarlate,
Pierre de fiel.
Selon le ton propre de la fleur, le ton local se puise à l’un des jaunes ci-dessus : par exemple, pour le bouton d’or, on prendra du jaune d'or pur employé assez léger; pour l’ombre, on ajoutera du noir d'ivoire pur dans la