‹ Précis d'archéologie du moyen âgeChapitre 121 sur 135 · Histoire de l'architecture , t. II, p · texte numérisé non relu

Histoire de l'architecture , t. II, p

GLOSS AI ItE AHCHÉOLOGIQUlî.

Dans cette expression, aussi bien que dans la locution pierres du parement, le mot indique la place occupée par la pierre. On finit par dire les parements pour les revêtements. Choisy parle de massifs en blocage « revêtus de parements en matériaux réguliers »‘.

Un autre sens oblique attribue à parement le sens de dimension vue : des carreaux auront « seize pouces de lit sur trois pieds au plus de parement » 3, c’cst-à-dipe iG poucesde profondeur sur 3 pieds de longueur.

Cette dernière acception est très rare. Le parement est la face visible d’une pierre ou d’un mur ou le revêtement d'une construction Parpaing, s. m. — Yoy. Boutisse.

Parvis, s. m. — Voy. Porche.

Pendentif, s. m. — Voy. Trompe. — On a, par erreur, donné le nom de pendentif aux tympans entre deux arcs, aux clefs pendantes Pénétration, s. f. — Voy. Lunette.

Péristyle, s. in. — Voy Porche.

Perron, s. m. — Le perron est placé sur une façade et généralement découvert; il comprend un escalier de quelques marches et une plateforme, à laquelle accède cet escalier

Pilastre, s m. — • Le pilastre est un pilier engagé présentant une certaine ordonnance architecturale :

tels sont, par exemple, les pilastres cannelés, avec base et chapiteau, du roman bourguignon. — Ne pas confondre le pilastre avec le pilier isolé. Ne pas appeler pilastre toute masse saillante sur un parement, comme celles qui portent le parapet au donjon de Château-Gaillard “.

i. Histoire de l'urchiteclure, I II, p I \ 3 . ■j. Dix - huitième siècle. Devis pour la construction rl’un quai à Bordeaux lui primé (Archives de la Gironde, série G),

p. ii.

l. Choisy , Histoire de l'architecture, I II.

Pile, s. f. — Voy. Culée.

Pilier, s. m. — Voy. Colonne.

Piriforme, adj — On a usé de ce mot pour désigner des nervures de piliers : « massifs cantonnés de colormettes piriformes ». En réalité, ce n'est pas la eolonnette qui ressemble à une poire, c'est la section de la eolonnette. Il faudrait préciser : « colon nettes de section piriforme ». Encore l'expression serait-elle assez mal venue.

Plafond, s. m. — Couverture de surface inférieure plane, par opposition à la voûte, qui n’était pas plate, qui avait du creux. Le plafond peut 11’ètre que le plancher vu par-dessous.

Plantagenet, nom propre. — On nomme parfois ainsi le style gothi que de l'Ouest.

Plate-bande, s. f — La plate-bande est proprement une architrave ou un linteau appareillés, formés de plusieurs pierres taillées en coin, qui sont dites claveaux. Des auteurs 011 1 abusivement appelé platesbandes bombées des arcs en segment de cercle très aplati D'autres appliquent ce mot à la moulure plate qui, de son vrai nom, est le bandeau.

Plinthe, s. f. — Voy Socle

Poitrail, s. m. — Poutre d’une pièce ou poutre armée, en bois ou en fer, posée sur des supports et couvrant un vide

Porche, s. m. — Il parait bon de réunir ci-après la définition île plusieurs mots qui désignent des parties de l’église voisines du porche.

L 'atrium est une cour entourée île portiques : on entend par portique une galerie monumentale bordée, au moins sur un côté, de colonnes qui si*uticnnent la couverture, et par péristyle un portique appliqué contre la face d’un monument. Le parvis est une place close par des murs qui peuvent

GLOSSAIRE ARCHEOLOGIQUE.

être bas, ladite place disposée en avant de la façade d’une église.

Vestibule est un terme générique et vague qui désigne une pièce placée à l'entrée d’un édifice.

Narthex donne lieu à des difficultés. Certains archéologues dénomment ainsi un vestibule fermé sur l’extérieur, comme à Tournus :

rien ne justifie cette définition.

Pour Viollet-Ie-Duc « dans la basilique romaine, le narthex est le portique élevé en avant de la nef el formant le fond de l’atrium ». Un écrivain oriental2 signalé par M. G. Millet décrit un église dotée d'un atrium carré et dépourvue de narthex, d’où il suit que le narthex n’est pas une parlie de l’atrium. Si l’on en croit Martigny, le narthex est une galerie située soit entre l’atrium et l'église, soit en avant de l’atrium. Ce vocable appartient à l’architecture des premiers siècles; il ne convient pas de l’employer, avec une signification différente, à propos des églises romanes et gothiques.

L'avant-nef est ce que Viollet-le- Duc3 dénommait ant-église. C’est une nef en avant de l'autre, dont elle est séparée par une muraille; exemples : Tournus, Vézelay. R. de Lasteyrie 1 propose de l’appeler d’un vieux mot, galilée. On a dit aussi pronaos', mais ce terme a un sens bien arrêté : c’est le nom du portique antérieur dans le temple antique et il est abusif de s'en servir pour l’avant-nef, qui est une chose tout autre.

Le porche, de forme très variable, est largement ouvert sur le dehors. Une porte très profonde peut-elle être baptisée porche ? Oui,

i Dictionnaire d'architecture, l \ I , p. 4n-

2. Reproduit par H. Leclercq, Manuel d'archéologie chrétienne, t. H, p. 89.

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