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ARCS ET VOUTES

perpendiculaire. 11 est même des exemples où la nef est remplacée par une quatrième abside (fig. 26) : lorsqu’il en est. ainsi, tout l’édifice consiste en quatre absides disposées autour d’un carré central.

I'ig. 2O. Baptistère de Vcnasquc.

(D'après le plan publié par M. Labande.)

Pour les chapelles secondaires, comme les baptistères, le plan basilical était trop compliqué : on adopta le plan carré, ou en quatre feuille, ou polygonal, ou circulaire. Ces églises de plan rayonnant , rondes, carrées ou polygonales, peuvent être enveloppées d’un bas-côté tournant et se rattacher à l’architecture byzantine. En France, elles sont dues, au moins pour partie, à cette renaissance carolingienne qui reproduisit avec plus ou moins de bonheur certains modèles d’origine vraisemblablement orientale. Ainsi, Aix-la-Chapelle est imité de Saint-Vital de Ravenne et inspire vaguement Germigny-des-Prés ( Jig. 27).

Arcs et voûtes. — Parmi les changements apportés aux églises, les plus intéressants eurent moins pour objet les disposi-

l’Xrchitecture religieuse latine.

lions du plan que l'équilibre de l’édifice et la structure des organes par lesquels l’équilibre était assuré.

Les architectes chrétiens affectionnaient les arcs, sans doute parce que l’architrave, utilisée dans les temples, était associée à l’idée de paganisme. De très boune heure, les arcs furent employés concurremment avec les architraves. Puis, la vogue des piliers, qui fournissaient une assiette solide aux sommiers des arcades, poussa aussi à l’abandon des architraves, qui, depuis le sixième siècle jusqu’à la fin du Moyen Age, disparurent de l’ordonnance intérieure des églises.

Durant l’époque carolingienne, les constructeurs traçaient volontiers des arcs outrepassés. Au sujet de ces arcs, il faut faire attention à deux choses : d’abord, la forme dont il s’agit peut provenir de ce que, lorsque l’arc est achevé, ou empâte les naissances, de façon à faire disparaître la saillie de l’imposte (fiçj. 2<S) ; ensuite, des arcs pesamment chargés ont pu s’affaisser à la clef et s’élargir aux reins, ce qui donne accidentellement un dessin assez analogue au fer-à cheval.

Fig. 37. — - \ ue de l’église de Germigny.

(Extrait du Congrès archéologique de France, 1892.)

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