LES COMPLICATIONS DE LA VOUTE GOTHIQUE. I /| I
constructeur a intérêt à dissimuler sous une nervure les irrégularités du raccord. Cette nervure cou vre-j oints, qui peut d’ailleurs concourir à la solidité de la voûte, est la lierne, qui va de
la clef des ogives à la clef des doubleaux, de la clef des ogives à la clef des formerets.
Plus lard, il advint fréquemment que la lierne bifurqua avant d’atteindre le formeretou le doubleau; on appelle tiercerons les branches qui descendent du bout de la lierne à la naissance des ogives (J’uj . 83 et 8 h).
Le premier exemple connu en France de voûte à liernes et
l’architecture religieuse gothique.
tiercerous est au-dessus du carré du transept de la cathédrale d’Amiens et passe pour être de 1270 environ. Le quinzième siècle construisit de nombreuses voûtes de ce genre, principalement sur cette même travée, je veux dire sur le carré du transept, à cause de leur effet décoratif.
Fig. 83. — Voûle à liernes ol bercerons.
(A doubleau — Il ogive. — C formerel — U lierne. — E lierceron.)
Les appareilleurs de celle époque s’ingénièrent à des variantes plus ou moins fantaisistes, comme la voûte en etoile, laquelle a des liernes et des bercerons, mais pas d’ogives.
Ogives, doubleaux, formerets et, lorsqu’il y a lieu, liercerons, tout cela forme à la naissance un faisceau compliqué (fig. 85), auquel le pilier ne fournissait parfois qu’une surface d’appui insuffisante. Quelquefois, on amincit, à la retombée,