LES SUPPORTS ISOLÉS PILIERS ET COLONNES
simple que la section de la charge : tan loties nervures portent surdes culs-de-lampe et tantôt, vers la fin, elles s’enfoncent aux naissances dans le pilier (fig. 90). La voûte développant des
Contrefort roman et contrefort gothique.
Fig. ()3.
Contrefort gothique.
pcsees obliques, la partie du support (pii est à l’intérieur deces posées (Jig. 91) ne peut pas servir à les contenir. C’est dire que le bas des colonnettes verticales ne concourt guère à l'équilibre.
l'architecture religieuse gothique.
Les contreforts et les arcs-boutants. — Les organes auxquels est dévolue la mission de résister aux poussées sont le contrefort et l’arc-boutant. Dans l’édifice gothique, le contrefort acquierl une grande importance ( fig . 92 et 93) : il prend plus de relief, surtout vers le pied ; des ressauts successifs l’empattent par le bas et, grâce à eux, son parement externe représente à peu près un plan oblique parallèle à la poussée que le contrefort doit contenir. Sur les angles des édifices, le maître d’œuvre gothique fait des contreforts biais, dans le prolongement du
plan vertical des ogives. Enfin, pour réduire l’ombre portée que les contreforts projettent sur les vitraux, on abat les angles saillants du contrefort ( Jîg . 93), qui prend, de ce lait, dans les parties hautes, l’aspect d’un éperon triangulaire.
L’arc-boutant est peut-être, dans la construction gothique,