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l’architecture religieuse gothique.
Clioisy, est une méthode, et le seul lien entre ses applications réside dans la communauté du principe. » De cette variété dans les résultats viennent, fpour une large part, la puissance et le charme de l’art gothique.
À un point de vue plus terre à terre, cet art mérite encore notre admiration. Aucune architecture n’a plus heureusement utilisé les ressources dont elle disposait; aucune n’a autant réduit les pleins, qui coûtent et qui encombrent, au profit des vides, qui servent. A Notre-Dame de Paris, les pleins n’atteignent pas, sur le plan, le septième de la superficie totale; dans l’église si vantée de Saint-Pierre de Rome, elle dépasse le quart.
Nul n’ignore combien vivement l’art gothique a été attaqué. On lui reproche d’avoir recouru à des procédés, comme l’arcboutant, que l’antiquité n’avait pas connus; on lui fait un grief de n’avoir pas l’harmonieuse et calme majesté du temple grec. Tout cela est bien injuste; l’architecte grec et le maître d’œuvre gothique n’ont pas le même programme ni les mêmes moyens; l’un dispose de blocs de marbre superbes et ne doit produire que des édifices de dimensions médiocres, qu’il n’est même pas tenu de couvrir; à l’autre, qui n’a que des matériaux ordinaires, on demande de construire de très grandes églises abritant les foules sous des voûtes de pierre. Les termes du problème sont tout différents, et il serait parfaitement absurde d’exiger que les solutions fussent identiques.
Que le temple grec soit, à bien des égards, supérieur, c’est indéniable. Par contre, au point de vue de la science constructive, le Parthénon, comparé à la cathédrale d’Amiens, est un jeu d’enfant. Et même, comme esthétique, la cathédrale l’emporte parfois; elle a, répétons-le, plus de mouvement eide vie. Pour nous en tenir à un détail, la collection des chapiteaux h crochets est autrement attachante que la monotone série des chapiteaux doriques, ioniques ou corinthiens. Enfin, l’ensemble de l’édifice, la sombre profondeur de ses perspectives, la hauteur de ses vaisseaux, le flamboiement de ses verrières produisent une impression d’art incomparable. L’un des hommes les plus sceptiques de la Renaissance nous apprend qu’il ne mettait