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LES ESCALIERS

L’escalier en hélice, la vis élait beaucoup plus fréquente. Elle tient moins de place et on peut plus facilement y pratiquer des portes à toutes les hauteurs. L’escalier à vis était souvent enfermé dans une tourelle, laquelle pouvait être engagée de partie de son diamètre dans une façade. Il arrive que la vis est à l’intérieur de la maison jusqu’au premier étage et qu’à partir de ce niveau, pour gagner de la place, la tourelle est en saillie au dehors. Grâce aux lignes montantes des fenêtres ou des emmarchements, ces, tourelles prennent parfois une allure mouvementée.

A l'exception des escaliers extérieurs droits, il fallait couvrir ces escaliers divers; de là, l’une des grosses difficultés du problème. En général, l’époque romane abrite les escaliers sous un berceau montant, rectiligne ou en hélice. Ces berceaux hélicoïdaux étaient difficiles à appareiller : la vis de Saint-Gilles (Gard) était réputée à ce point de vue.

ARCHITECTURE CIVILE ET MILITAIRE

L'époque gothique préféra aux berceaux lisses rampants une succession de petits berceaux courts qui ressautaient l’un sur l’autre. Dans les escaliers à vis (fig. Ih6), les maîtres d’œuvre gothiques supprimaient simplement la voûte : la face inférieure des marches resta visible, chaque marche formant plafond sur celle qui se trouvait au-dessous.

Ainsi compris, l’escalier à vis était de poids moindre et de construction plus aisée. Chaque marche était prise dans une pierre et portait, outre la marche proprement dite, un bout de noyau correspondant à la hauteur de la marche. Du côté extérieur, l’extrémité de la marche s’enfonçait dans la paroi de la cage ou reposait sur une moulure vigoureuse, qui suivait le mouvement ascensionnel.

A ces données courantes l'art gothique avancé apporta des variantes : le noyau cylindrique plein fit place quelquefois à un noyau qui montait en hélice autour d’un creux, lui-même cylindrique. O11 fit même, en petit nombre, des escaliers doubles, où deux escaliers s’élevaient dans une seule cage.

Les cheminées, les latrines. — On sait que les Romains construisaient des hypocaustes, sortes de calorifères souterrains. Un hypocauste figure dans le plan de Saint-Gall, au commencement du neuvième siècle. Mais la cheminée à feu visible ne tarda pas à l’emporter.

Il subsiste uuelques cheminées de l’époque romane; celles de l’époque gothique sont nombreuses. Romanes ou gothiques, les cheminées sont plus grandes que nos cheminées modernes ; on prenait place sous le manteau.

Le manteau comprend un arc, plutôt un arc en segment de cercle très aplati, ou un linteau, ou encore une plate-bande appareillée. 11 repose sur deux jambages, plus rarement sur deux consoles. Au-dessus est la hotte, sorte de coffre qui constitue la partie inférieure du tuyau. On prit l’habitude de garantir le mur de fond par une Laque en fonte. De plus en plus, à partir des quatorzième et quinzième siècles, les flottes sont verticales et les cheminées sont relevées de blasons et de frises.

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