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LES FENÊTRES ET LES ARCHERES

créneaux ( fig . 155), on ménagea, sur le parement extérieur, des ressauts et des moulures, pour arrêter les llèclies qui glissaient le long de ce parement.

Les fenêtres et les archères. — On ne pratique dans les fortifications que des fenêtres rares et élevées, généralement couvertes par un linteau sous un arc de décharge et divisées par une colonnette, par un meneau vertical ou par deux meneaux en croix, en un mot, des fenêtres civiles comme celles qui sont décrites ci-dessus (p. 220).

Fig. 167. — Rainure d’archère et orifice pour arquebuse.

Les archères ou meurtrières paraissent avoir été imaginées dans le Midi, au début du douzième siècle. Elles apparaissent sur le parement extérieur {fig. 156 ) comme des fentes, des rainures verticales, par où on tirait l’arbalète ou l’arc. Le dessin de ces archères varia un peu avec le temps : elles s’élargirent

IÜ

ARCHITECTURE CIVILE ET MILITAIRE

par en bas, ce qui augmenta l’angle du champ de tir; depuis le début du quatorzième siècle environ, on fît aux archères non plus une, mais trois rainures horizontales {fig. 157), celle du haut servant pour le tir à la volée : le trait, lancé très haut, retombait avec une grande force de pénétration. Plus tard, avec les armes à feu, on remplaça l’archère par un trou circulaire surmonté d’une fente pour la visée {fig. 157 , à dr.).

A l’intérieur {fig. 156), l’archère nécessitait, à cause de l’épaisseur du mur, une plongée, d’autant plus inclinée que le but était plus bas, et un large ébrasement, l’un et. l’autre précédés d’une niche. Le tout affaiblissait la maçonnerie, et la fente extérieure signalait au sapeur ce point faible. Dans les tours, on évitait que les archères des divers étages fussent exactement au-dessus l’une de l’autre; la ruine de l’arclière inférieure aurait entraîné la ruine d’un pan de mur jusqu’au faîte. Il importait, d’ailleurs, que les meurtrières pussent battre tous les points de l’horizon.

Vers la fin du Moyen Age, on réduisit le nombre de ces percements, sauf dans les assises basses, où ils servaient à enfiler les fossés.

Les tours en élévation. — Ces organes de défense, mâchicoulis, meurtrières, etc., étaient accumulés dans les tours, qui constituent éminemment la partie active de la fortification. Aussi étaient-elles placées principalement sur les points faibles, afin de les renforcer : près des portes, sur les angles de l’enceinte, etc.

11 était de règle que les tours fussent plus élevées que les courtines. Elles étaient creuses, à cela près que les fondations et quelquefois le rez-de-chaussée sont massifs, en prévision de la sape et de la mine. Les murs, verticaux et lisses à l’extérieur, peuvent s’amincir eu dedans, par ressaut à chaque étage. Même dans les tours cylindriques, les salles sont plutôt carrées ou polygonales, ce qui facilite et le tracé des niches pour les archères et la construction des. voûtes.

Depuis le douzième siècle environ, les voûtes sont de règle

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