LES POETES
baie elle-même. Depuis la fin du treizième siècle, l’arc qui couvre la baie extérieure est plus bas de naissance.
De bonne heure, on utilisa les ponts-levis pour fermer les portes. En avant de la porte, le fossé bien souvent s’élargissait ; une ou plusieurs piles portaient le pont : du côté de la campagne, pont dormant, léger et facile à enlever en cas d’alerte; du côté de la place, pont-levis.
Ce pont-levis était actionné d'abord par un treuil ; depuis le quatorzième siècle à peu près, on préféra les ponts-levis à bascule, avec de longs le\iers, qui étaient horizontaux quand le pont était abaissé; pour le relever, on lirait à force de bras sur la partie postérieure des leviers; elle tombait, pendant (pie la partie antérieure, se relevant, s’engageait dans des rainures verticales, entraînant le tablier, qui venait fermer la baie.
Les équipes chargées de servir la herse, les mâchicoulis et le
2 40 ARCHITECTURE CIVILE ET MILITAIRE
treuil du pont-levis se tenaient dans une ou plusieurs salles étagées au-dessus du couloir.
Les portes les mieux défendues étaient entre deux tours
Fig. i 6 i . — Porte fortifiée.
rondes (fig. 161). Ces deux tours et la porte peuvent constituer une place indépendante, capable de résister par ses propres moyens. La Porte Narbonnaise de Carcassonne {fig. 150), l’un
Fig. 162. — Porte et barbacane.
des pins beaux ouvrages du treizième siècle, était munie de fours, en prévision d’un siège.
Des portes étaient pratiquées non plus entre deux tours, mais