LA POUSSÉE
gaux qui s’engrènent {fig. 7, à gauche), ou bien former l’arc de
deux rouleaux indépendants qui s’emboîtent exactement l’un dans l’autre {fig. 7, au milieu). Le rouleau externe est fréquem-
ment fait de dalles minces posées à plat ( fig . 7, à droite), dont le rôle consiste à répartir sur plusieurs claveaux la pesée des maçonneries supérieures.
iG • LES DONNEES DU PROBLEME ARCHEOLOGIQUE,
Conditions de stabilité de l’arc. — Pour qu’un arc soit stable* il faut que la courbe des pressions et la poussée soient maintenues, celle-là entre l’intrados et l’extrados, celle-ci dansl’épaisseur du support. 11 est plusieurs manières de réaliser cette condition : la plus simple consiste à faire le support assez bas ou assez épais pour que la poussée rencontre le sol avant de sortir de la construction. On peut encore maintenir l’équilibre à l’aide de tirants en bois ou en fer, qui arrêtent l’écartement des supports. Pin procédé un peu plus savant combine la poussée avec une autre force qui la ramène vers la verticale; tantôt les assises basses de l'arc et le support sont lestés par un bâti {Jig. 3, A), par un mur, par un pinacle, par une charpente (Jig. hO et 4i), assez pesamment pour que la poussée soit impuissante à les chasser et tantôt on contrebute l’arc, c’est-à-dire que l’on oppose à la poussée une poussée contraire qui la neutralise. Voici un livre placé de champ : la plus légère chiquenaude suffit à le renverser; si je pèse sur la tranche supérieure, le livre résiste mieux. Penchons ce livre, il va tomber; appuyons-le contre un autre également penché, ils se soutiendront réciproquement.
Ce dernier principe est d'application courante dans les files d’arcades sur colonnes. Les supports y sont légers et la poussée de chacun des arcs jetterait à terre la colonne si l’arc voisin n’exerçait pas en sens contraire une poussée qui annihile la première (Jig. 33); on se borne à construire à chaque extrémité une butée pour contenir le dernier arc.
Les ponts ne sont pas autre chose que des files d’arcades ainsi comprises; les arches intermédiaires retombent, deux par deux, sur îles piles, qui les portent; aux deux bouts, l’ingénieur dresse des appuis plus puissants ou culées, qui épaulent les arches.
Plates-bandes appareillées et linteaux échancrés; encorbellements. — L’étude raisonnée de la construction ne s’en tient pas à la figure apparente de l’arc ou du linteau, la force que développent ces organes dépendant beaucoup moins de leur