LES DIVERSES ESPÈCES DE PLACES FORTES
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Ghàlcau du treizième siècle. — Coucy.
(Exl.i'ail du Uiclinnnnire (
:1c \ iollel-le-Duc.)
ARCHITECTURE CIVILE ET MILITAIRE
Conclusion. — Son architecture militaire avait été digne de son architecture religieuse. Coucy ne fait pas moins d’honneur qu’Amiens aux générations du treizième siècle. Viollet-le-Duc, qui avait du beau une idée quelque peu utilitaire, préférait les châteaux aux cathédrales. Le fait est que, dans la création d’une forteresse, l’architecte déploie autant d’ingéniosité et montre une logique plus rigoureuse; le programme s’imposait trop impérieusement au constructeur militaire pour lui permettre de suivre sa fantaisie. Sou raisonnement pénètre, ordonne les masses; son esprit lumineux et sa volonté donnent une physionomie aux façades, ces visages de pierre, comme l’âme, cet architecte du corps, rayonne sur nos visages de chair. Nulle part ne s’affirment aussi fortement les qualités de cette France du Moyen Age, dont on ne saurait sans injustice méconnaître la grandeur robuste et la mâle énergie.
Il faut bien le dire aussi, les forteresses féodales sont belles de l’âpre beauté des sites qu’elles occupent, belles de la gloire des souvenirs qu’évoquent en nous ces témoins d'une incomparable histoire. Et c’est en partie pour cela que ces rudes constructions nous émeuvent à l'égal des plus splendides manifestations de l’art.