La monnaie divisionnaire. — Nous avons dit qu'unité
d'étalon ne signifie pas proscription du métal qui n'a pas cette qualité. Le métal-étalon sert à fabriquer la monnaie principale avec laquelle tout débiteur a le droit de s'acquitter et que le créancier ne peut refuser dans aucun cas. Mais, à côté de cette monnaie principale, il peut exister des monnaies secondaires, n'ayant pas cours légal ou n'ayant cours légal que dans des limites restreintes. Par exemple , comme il est impossible de faire des pièces d'or d'une valeur minime, on peut avoir besoin de frapper de menues pièces d'argent et des pièces de cuivre destinées à servir d'appoint; dans ce cas, l'Etat détermine par une loi le maximum au delà duquel nul ne peut être contraint de les accepter dans un payement. Ces pièces sont dites monnaies divisionnaires. Puisqu'elles ne sont qu'un siuiçle «ç^omX^ oti ^Tîks;fs^ ^^,
sans manquer à la règle fondamentale de la monnaie, on puisse leur donner une valeur réelle inférieure à leur valeur nominale; c'est ce qui a toujours eu lieu pour les pièces de billon ou de bronze, et ce qui, en France, a lieu aujourd'hui pour les pièces d'argent au-dessous de cinq francs. On comprend aussi pourquoi, lorsqu'elles cessent d'êlre un équivalent pour devenir un simple signe représentatif de la valeur, il est nécessaire de limiter la quantité qu'un débiteur peut forcer son créancier à accepter.