Les trois facteurs de la production à rémunérer
L’analyse de la production fait voir que la richesse est créée par l’action combinée du travail, du capital et de la nature; que les forces de la nature qui ne sont pas appropriées rendent des services gratuits, et que la terre, par cela même qu’elle est appropriée, appartient à la catégorie des capitaux, qu au contraire le travail se divise en deux catégories i travail salarié, qui est en quelque sorte une location de force productive humaine, et travail de l’entrepreneur. Il y a ainsi tvois fo,ct6uvs d/6 la pToduction^ si l’on veut bien accepter . cette expression en personnifiant le capital et en lui prêtant un rôle actif : le travail salarié, le capital et le travail d’entreprise.
Si tous trois apportent leur concours à la création du produit, si ce concours est utile, si ce concours est libre, c’està-dire, s’il leur est loisible de ne pas le donner ou d’aller offrir leurs services ailleurs, si ce concours leur cause une peine, un effort, un sacrifice, il est juste pour ces quatre motifs que tous trois aient une part de l’utilité produite et que cette part soit proportionnelle à l’efficacité de leur concours.
Ajoutons qu’il est nécessaire qu’ils la reçoivent, sans quoi ils s’abstiendraient de prêter ce concours et la production n’aurait pas lieu.
Il y a des hommes qui sont paresseux et qui traînent leur
vie dans la médiocrité ou la misère; il y a des hommes qui sont peu intelligents et qui ne s’élèvent jamais au-dessus de la médiocrité. Il y a aussi des nations et des d’énergie au travail et dont l’intelli, par la science : ce sont des nations et des chacun suivant ses œuvres ; i ’ ponsübilité humaine, et c’est le
races qui ont peu gence est très peu cultivée - races pauvres. A c’est une conséquence de la res- -j principe général d’après i ou répartition des richesses produites sous le régime de la liberté des conventions.
A cette formule certains publicistes ont voulu substituer celle de ; « A chacun suivant ses besoins », et fonder sur cette autre maxime un mode de répartition factice, Ils n’ont pas réfléchi que les désirs et les besoins de l’homme n’avaient le plus souvent pour limite que l’impossibilité de les satisfaire et que, si la puissance publique prétendait fournir libéralement à chacun suivant ses besoins,, chacun voudrait être parmi les plus gros consommateurs, tandis que très peu auraient le courage et la générosité de se placer parmi les grands travailleurs lorsque le travail ne rapporterait directement rien à son auteur; qu’ainsi la richesse nationale irait en s’amoindrissant ; que si, pour obvier à cet inconvénient, la puissance publique avait la prétention de réduire la satisfaction des besoins cà la portion congrue, elle ne ferait que des mécontents et commettrait de plus une grave injustice en empêchant les hommes actifs et intelligents de se procurer plus de jouissances. Aucune
Lti propriété e.st le droit d user et de disposer des choses. C’est de l’épargne que vient le plus souvent la propriété. Son fondement premier est dans le cachet de la personnalité humaine imprimé par le travail sur la matière. A mesure que la personne humaine vaut plus dans une société, les lois protègent plus complètement les diverses manifestations de la liberté et dé la propriété individuelles.
PRÉCIS d’économie POLITinUE !
Le droit de propriété implique le droit de donner et ,
de léguer la chose possédéiî. |
Les objections contre la légitimité de la propriété J foncière ne résistent pas à un examen sérieux. |
Les trois facteurs de la production sont le travail |
salarié, le capital, le travail d’entreprise. |
A chacun suivant ses œuvres : c’est la grande loi de 3
la répartition de la richesse par la liberté. î