‹ Précis d'économie politique [microform]Chapitre 2 sur 47 · LT · texte numérisé non relu

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et dont l’autre aurait reçu une instruction solide et serait énergique et intelligent ; il est très vraisemblable que le second créera, grâce à son travail, et finira, au bout de quelques années, par posséder plus de richesse que le premier.

En effet, les forces productives sont les sources de la ?'ichesse. Elles sont de deux espèces :

1° Les forces de la nature, (jui, étant étroitement unies à la matière, peuvent être classées parmi les ricbesses naturelles, quand elles ne sont la propriété de personne, et parmi les richesses commerciales, quand elles ont été appropriées;

â** La force productive de l’homme, que celui-ci manifeste par son travail et par son intelligence et qui est par excellence la cause efficiente de la richesse ^ car c’est l’homme qui agit et qui emploie les forces de la nature et les richesses naturelles ou commerciales pour créer d’autres richesses.

La puissance économique d’une nation se compose donc de richesses et de forces^ productives. Les dernières l’emportent sur les premières, comme le champ l’emporte sur le blé qu’on y a récolté, le pommier sur les pommes qu’on vient d’y cueillir, l’artiste sur le tableau qu’il a (icint.

î). Déniiitioii «!c quelques autres termes.— Nous reviendrons plus loin sur la plupart des définitions que nous donnons, à titre de notions préliminaires, dans celte introduction et qui sont nécessaires pour comprendre le sujet que nous avons à traiter. Il y a encore quelques autres termes dont il est utile de. connaître le sens avant d’entrer en matière.

Le travail est V application de la force productive de l'homme à la product'ion de quelque utilité.

Le résultat utile du travail n’est pas toujours un produit., c’est-à-dire un objet matériel; il peut consister dans un service, ün médecin rend un service à son malade en lui prescrivant une hygiène et des remèdes qui le guériront; une bonne rend un senice à ses maîtres quand elle nettoie leurs vêtements ou apprête leur dîner.

On peut fondre les deux termes, production et service, dans une définition plus générale. Lorsfju’un homme crée pour son propre usage un produit qui lui est utile, il se rend service à lui-même; lorsqu’il vend à un autre homme un

produit créé par lui, il rend service à cet homme, et il reçoit de lui en retour un service équivalent par le payement de sa marchandise. On est donc en droit de dire que toute création d'utilité., sous forme de produit matériel ou de service personnel., est, en réalité, un service et que toute l'activité économique a pour objet la production et l'échange de serv'ices.

L’industrie est V application de l'activité humaine à la production et à la circulation de larichesse.

L’échange est Vacte par lequel un homme vend à un autre un produit ou un service personnel contre un produit ou un service équivalent .

La valeur d'un produit est la quantité de marchandises cpion donne pour obtemr par échange ce produit, h^pr 'ix est la valeur exprimée en monnaie.

RÉSUMÉ

L’économie politique est la science de la richesse, autrement dit, la science morale qui a pour objet l’élude des lois naturelles suivant les( ue les, dans Vétat social, l’homme produit-, échange et consomme la richesse.

L’économie politique est une science d’observation. La statistique est son auxiliaire.

Il y a trois phases de la richesse et quatre grandes divisions de l’économie politique : phase : produc-

tion et répartition; 2*^ phase : circulation; 3° phase : consommation.

Le mouvement économique roule sur trois termes, deux termes extrêmes, le besoin, qui tourmente, et la satisfaction, qui apaise, et un terme moyen, l’effort, qui procure la satisfaction.

L’homme, par la production, ne crée ni matière ni force, il crée do l’utilité. — L’utilité est la qualité qui rend les choses propres à satisfaire un besoin.

i4f PflÉClS d’économie politique

La richesse se compose de reiisemble des objets matériels ayant de Futilité. — Il y a les richesses naturelles et les richesses commerciales.

Les forces productives, forces de la nature et forces de Vhomme, sont les sources de la richesse.

Le travail est l’application de la force productive de l’homme à la production de quelque utilité. Le résultat de cet effort peut être un service ou un j^^'oduit. — Au fond, toute l’activité économique a pour objet la production et l’échange de services.

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