‹ Précis d'économie politique [microform]Chapitre 33 sur 47 · INDUSTRIELLES · texte numérisé non relu

INDUSTRIELLES

Rapides :

Appartenant en général au capital circulant.

Lentes :

Appartenant en général au capital fixe.

Matières premières.

Salaires.

(Loyer (si l’entrepreneur est locataire).

Autres dépenses oénérales de rétablissement.

Dépenses d*entretien de V entrepreneur.

Batiments (si l’entrepreneur en est propriétairè).

Mobilier industriel.

Outillage.

Mobilier personnel de Venir epreneur^

272 PRÉCIS d’économie POLITIQUE

i 03. Les dépenses de capitalisation et d’éducation. —

Le tableau précédent suppose une industrie en activité qui peu cà peu use et consomme son capital fixe en travaillant. Mais ce capital mérite une considération particulière dans l’étude de la consommation. Il a fallu le créer et il faut l’entretenir; de plus, il est utile de l’accroître.

Au moment où on le crée, il v a une consommation de capitaux circulants qui se transforment en capitaux fixes. Il en est de même au moment où on l’accroît et au moment où l’on fait une dépense d’entretien. Sur. ce point, il importe de marquer tout d’abord une distinction : le manufacturier qui installe un capital fixe dans son établissement dépense son argent; mais l’argent ne fait que circuler; ce sont les produits, les bois, etc., achetés avec cet argent qui sont consommés. L’intermédiaire de l’argent n’est même pas toujours aécessaire : le menuisier qui se sert des planches qu’il a dans son chantier pour y construire un hangar en est un exemple.

Nous avons dit, en traitant de Vepargne et du capital [voir g 23 et 24), combien les consommations faites en \ut Je la création ou de l’accroissomenl des cajiitaux servaient à uigmcntcr la richesse; il serait superflu d’y revenir. Un )u deux exemples suffiront pour faire comprendre que les lépenses d’entretien ne sont pas moins importantes. Un iuitivateur à courte vue, qui voudrait épargner les dépenses l’un marnage ou d’une fumure, aurait peut-être à la fm le l’année, malgré la médiocrité de sa récolte, un peu jdus l’argent dans sa caisse que s’il avait fait cette dépense; nais il sentirait les années suivantes le poids de son imprémyance, parce que sa terre serait appauvrie. Le propriéaire d’un cheval pourrait faire travailler un jour ou deux oa bêle sans la nourrir; il se flatterait d’avoir économisé le :'oin et l’avoine; mais, le quatrième jour, le cheval mour- ’ait et l’avare perdrait tout son capital, faute d’avoir fait les lépenses nécessaires d’entretien. 11 n’y en a pas ilasscz in- ;ensés pour agir ainsi; mais il y en a qui, nourrissant mal eur cheval, en tirent moins de services ou qui, négligeant le changer de vieux fers, l’exposent à se blesser.

LA CONSOMMATION DE LA RICHESSE 273

Nous savons que le capital intellectuel est plus précieux encore que le capital matériel (voir g 16, 18, 19, 20). C’est aussi en consommant de la richesse qu’on le crée, qu’on l’enuetient, qu’on l’accroît, et il importe d’autant plus de le faire que ce capital est plus utile à la civilisation. Une nation pourrait économiser les sommes énormes qu’elle dépense en vue de donner à la jeune génération l’instruction primaire, secondaire, supérieure et, après avoir fermé toutes ses écoles et tous ses cours, se croire plus riche pendant quelque temps parce qu’elle aurait plus de capitaux disponibles. Mais la désillusion serait cruelle; vingt ans après, une grande partie du capital intellectuel serait anéantie faute de transmission et la nation serait ramenée à un état voisin de la barbarie.

Gomme accroître le capital c’est créer du capital, il n’y a en réalité que deux manières de consommations appliquées au capital matériel : la création et l’entretien. Il en est de même pour le capital intellectuel (jue les’ travaux des savants et des penseurs créent et que l’instruction répand et transmet. Nous pouvons donc ajouter les catégories suiv'antes à (*elles que nous avons déjà énumérées pour la consommation reproductive :

Consommations de capitalisation

CaPH AUX

proprement dits

Capital

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