‹ Précis d'économie politique [microform]Chapitre 7 sur 47 · L'iniportaiiee du capital dans la prudiictioii Quel · texte numérisé non relu

L'iniportaiiee du capital dans la prudiictioii Quel

rôle important le capital joue dans la production, c’est ce qu’on comprend d’aulant plus aisément qu’on vit soi même dans une société plus riche.

Un sauvage, qui n avait que son arc, se fatiguait une journée entière pour suivre ou pour épier un bison qu’il n atteignait peut-etre pas. Un fermier, dans un pays civilisé, a dans son étable de nombreux bestiaux, bœufs et moutons, qu il peut abattre ou vendre à la boucherie par douzaines. Qu’est-ce qui fait que ce dernier a des prairies aménagées, du foin en grange, des bâtiments pour abriter ses bêtes et de jeunes animaux à engraisser? C'est le capital.

Un pêcheur, seul avec son filet, malgré son habileté, fera une pecbe moins abondante que le propriétaire qui ouvre la vanne de son étang, le dessèche et fait ramasser à pleins paniers le poisson qui avait grandi durant plusieurs années. Qu est-ce qui a permis à ce propriétaire de consacrer ainsi une vaste étendue de terre à ce genre de culture, d’y faire les travaux d’appropriation nécessaires, d’y mettre les premiers poissons et d’attendre? C'est le capital.

Voici un tisserand de campagne qui n’a pas les moyens de se procurer d’autre outil que son métier en bois, monté dans sa chaumière, près de son lit. Dans la même vallée, son voisin, riche manufacturier, a, dans un vaste bâtiment, cent métiers que mettent en mouvement plusieurs roues hydrauliques. Le premier a peine à faire dans un mois trois pièces d’une trentaine de mètres et gagne 30 .sous par jour ou moins de 7 sous par mètre: le second, en se contentant d’un bénéfice moindre de moitié, gagne, tous les frais défalqués, 125 francs par jour avec ses métiers, qui battent plus régulièrement et plus vite. Qu’est-ce qui lui a permis de consliuiie ce vaste bâtiment, d’instalter ces grandes roues

PRÉCIS d’économie politique

ces nombreux engins, ces méliers de fer et de fonte? qu’estce qui lui permet d’acheter par avance de grandes quantités de fils, de payer beaucoup d’ouvriers et de garder quelquefois

pendant des mois entiers beaucoup de pièces de toile en magasin? C’est le capital.

Ce rôle bienfaisant du capital s’étend au delà de la fabrique. A qui devons-nous dans une grande ville, telle que Pans, ces approvisionnements si variés de produits de toute sorte, capables de satisfaire tous les goûts et toutes les fantaisies des acheteurs? Au capital., tjui permet au marchand d emmagasiner et d’attendre. A qui devons-nous cette facilité et cette fréfjuence des communications dont les chemins de fer nous ont dotés et que les générations précédentes ne connaissaient pas? A la science d’abord, sans doute; mais aussi au capital., qui a permis à la science de réaliser ses plans et cjui, à glands trais, a aplani la route, élevé les viaducs, percé des tunnels, garni les voies ferrées d’un coûteux matériel. A qui devons-nous cette multitude de constructions qui composent nos villes et nos villages? A qui devons-nous nos rues, nos égouts, nos routes et tous les travaux d’art de la civilisation qui constituent le fonds de la communauté? Au capital.

Pénétrons plus avant encore, jusque dans la partie de ce vaste domaine qu’on oublie souvent, parce qu’elle ne se présente pas aux regards sous une forme matérielle. Qu’est-ce qui a communiqué à 1 homme civilisé cette grande puissance productive que nous admirons, dont nous jouissons et qui précisément procure un emploi fructueux à tant de capitaux matériels? C’est la science, avons-nous déjà répondu. Mais la science n’est pas une entité douée d’une existence indépendante; elle vit par l’homme et dans l’homme. C’est parce que les hommes s’instruisent que la science s’est formée, qu’elle se conserve et qu’elle se développe. Or, chaque jour] une grande quantité de capitaux est en quelque sorte déposée dans les générations vivantes, et principalement dans les jeunes générations, sous torme de leçons données par des professeurs, d’apprentissage chez un patron, d’études personnelles; le résultat est de maintenir constamment la société au niveau des connaissances acquises et d’élever ce niveau. C’est

donc encore au capital qu’est dû le développement de la îorce productive par excellence, celle de l’homme, aussi bien que la création des instruments de production. Nous ne ferons pas entrer néanmoins ici cet article en ligne de compte, puisque nous l’avons classé plus justement dans le chapitre du travail, sous le nom de capital intellectuel; mais il est bon de marquer ici que la formation du capital intellectuel exige une dépense considérable en capitaux matériels.

23. Le rôle du capital à l’égard du travail. — Un artisan ne saurait vivre de son travail présent, car ce travail n’a pas encore donné un produit consommable; forgeron, cordonnier, il est évident qu’il s’entretient, pendant qu’il confectionne une barre de fer ou un soulier, avec des produits antérieurs, c’est-à-dire avec du capital. Boulanger ou cultivateur, il est exactement dans le même cas; ce n’est ni le pain qu’il pétrit en ce moment, ni le blé qu’il moissonne qui le nourrissent. Entre l’artisan qui travaille pour so;i compte et l’ouvrier qui reçoit un salaire, il n’y a pas à cet égard de différence fondamentale; tous deux vivent sur le capital, l’un sur son propre capital, l’autre sur son salaire payé par le capital du patron.

Bans un pays civilisé, quelque atelier que l’on visite, on voit toujours et partout le capital fécondant et payant le travail en plus ou moins grande abondance. Toutes les constructions, tout l’outillage, toutes les matières premières, tous les aménagements préparatoires, tous les salaires font partie du capital. Sans le capital, l’homme est pour ainsi dire nu sur la terre et n’a, pour attaquer et soumettre la nature à ses besoins, que ses mains, ses ongles et ses pieds. La bêche du cultivateur et l’aiguille de la couturière sont des capitaux. Quels faibles capitaux, il est vrai, à côté de ceux que représentent nos grandes manufactures contemporaines, dans lesquelles les simples outils sont remplacés par de gigantesques mécaniques, accomplissant automati- <]uenient la plus grande et la plus ingrate partie de la besogne, centuplant la puissance effective du travailleur et ne lui laissant plus pour ainsi dire d’autre peine que de régler par rintelligencc humaine l’action des forces de la matière!

De tout ceci il résulte ;

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52 PRÉCIS d’économie politique

Que le travail, dans une société civilisée, ne peut rien sans le capital, et que le capital ne peut jamais rien sans le travail; ce sont deux alliés nécessaires Vun à Vautre;

Que le capital alimente le travail, piiii-qu’il paye les salaires et nourrit le producteur, qui est payé d’ordinaire après avoir fourni son travail, et qui consomme toujours pour vivre avant que le produit de ce travail ait pu être achevé et transformé par la vente en objets propres à sa consommation personnelle;

Que le capital contribue à rendre le travail manuel moins pénible, puisqu’il arme l’ouvrier d’outils plus perfectionnés;

Par conséquent, que le capital commande le travail, c’est-à-dire (\\V aucun travail ne saurait être exécuté, dans l’état actuel de nos sociétés, sans un capital préexistant;

Enfin, que la somme des travaux qui peuvent être entrepris est subordonnée, entre autres conditions, à la somme des capitaux disponibles.

Nous pouvons donc conclure en disant : Plus il y a de capital, plus il'y a de travail.

ÎÎ6. Les capitaux pi'oiiiictifs et improductifs. — Quoique le propre du capital soit d’être engagé dans la production, on se sert souvent des expressions capitaux productifs et capitaux improductifs. En effet, une fois lancée dans le mouvement industriel, l’épargne est devenue capital; mais le capital peut cesser de fonctionner de temps à autre sans perdre sa qualité, pourvu qu’il conserve sa destination.

Exemples. — Une usine, pour cause de réparation ou faute de travail, se ferme; les bâtiments et les machines ne cessent cependant pas d’être un capital, ma’s ils deviennent momentanément un capital improductif. Un négociant a dans sa caisse une forte somme d’argent provenant de la vente de ses produits; il ne l’emploie pas à racheter des matières premières, soit qu’il prévoie une baisse prochaine du prix de celte matière, soit qu’il redoute une diminution dans la demande du produit : son argent est momentanément un capital irnproduclif. C’est ce qui a lieu en temps de crise; le capital n’est pas nécessairement anéanti; mais il cesse d’être

en mouvement, parce qu’il n’a pas la hardiesse ou parce qu’il n’a pas les moyens de s’engager dans de nouvelles affaires.

Il faut toutefois bien distinguer l’improductivité momentanée du capital et la destruction du capital. Si le négociant, au lieu d’attendre, avait dépensé en festins et en fêtes la somme d’argent qu’il avait en caisse, il eût privé à jamais son entreprise et la société de la puissance qu’avait ce capital de commander une certaine somme de travail. Mais, dans le dernier exemple que nous venons de donner, il n’a fait que la réserver; dès que l’occasion lui paraîtra favorable, il fera rentrer dans la circulation industrielle, cet argent qui y exercera de nouveau son influence.

Le capital fixe. — U faut distinguer le capital fixe et le capital circulant. Cherchons à nous rendre compte de la nature de l’un et de l’autre, en prenant encore un exemple, celui d'une imprimerie.

Avant de s’installer dans le local qu’il a loué, l’imprimeur a dû le faire disposer pour y placer commodément son atelier de composition, ses presses, sa machine, ses bureaux : il a fait des frais di’ aménagement, qui sont relativement considérables et qu’il ne peut récupérer que par un lent amortissement. Quand le local s’est trouvé prêt, il a fallu que l’imprimeur achetât une machine à vapeur, qu’il la fît poser dans l’établissement avec les transmissions nécessaires, qu’il munît ses ateliers de presses, de tables, de casses : il a fait ainsi les frais du mobilier industriel, qui sont généralement plus élevés que ceux de l’aménagement et dont le recouvrement est également leul. Les uns et les autres sont souvent confondus sous le nom de frais de premier établissement et font partie du capital fixe. Il est cependant utile de les distinguer; car les dépenses d’aménagement font corps avec l’immeuble et sont entièrement perdues si l’industriel fait laillite ou change de local ; le matériel peut être déplacé et conserve, en cas de déplacement, une partie de sa valeur.

Si l’industriel était propriétaire de la maison qu’il habile, la valeur de l’immeuble devrait entrer dans le total de ses capitaux fixes; s’il n’est que locataire, il paye \t loyer aux termes convenus avec son capital circulant.

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Une fois installé, l’imprimeur a besoin de se munir de ^ rouleaux, de caractères typographiques, de formes et d’uue foule d’autres objets qui constituent l’outillage du métier; cet outillage est encore du capital fixe, destiné à servir, à une longue suite d’impressions. Il servira moins longtemps cependant que les presses et les casses; c’est pourquoi il est bon, quand on analyse le rôle du capital, de faire de l’outillage une catégorie particulière. Un industriel intelligent ira même plus loin ; il remarquera non seulement (}ue l’outillage fait un service moins long, mais que souvent même il fait un service moins régulier. Supposons que, dans sa collection de caractères, notre imprimeur ait des caractères arabes : voilà un matériel qui s’usera sans doute lentement, mais qui restera presque toujours dans un coin du magasin, à l’état de capital improductif. En calculant le prix de revient d’un livre arabe, l’imprimeur aura soin de tenir compte de cette différence.

A côté de ces capitaux matériels, nous pensons qu’il importe de mentionner, comme nous avons déjà commencé à le faire et sans pour cela le confondre avec les capitaux matériels, le capital intellectuel et morale lequel ne figure pas dans un inventaire, mais qui n’en a pas moins une grande importance et une valeur commerciale très réelle ; à savoir, le talent de l’industriel, la réputation de la maison, conséquence de ce talent, la marque de fabri(jue, les inventions et procédés de fabrication dont l’industriel a la jouissance légale par brevet ou dont il a su conserver le secret.

Le capital fixe d'une entreprise comprend donc :

1° Xe fonds de terre pour le cultivateur, /es bâtiments pour le cultivateur et l'industriel i

2° Les améliorations foncières pour les industries agricoles et extractives, distinguées en améliorations permanentes, comme drainage, et en améliorations temporaires, comme marnage',

3° Les frais d'installation et le mobilier d’exploitation, constituant les frais de premier établissement;

4° Z’outillage, qui comprend les machines, et, pour les agriculteurs, le cheptel vivant et qui est lui-même une division du mobilier d'exploitation j;

5° Et même le mobilier personnel de l'entrepreneur.

Si l’on dressait l’inventaire du capital d’une nation, il faudrait faire entrer dans le capital fixe les voies de communication, les édifices affectés à un service public, etc.

28. Les machines. — Les machines forment une subdivision très importante de l’outillage. Elles sont de nos jours un des modes d’action les plus ordinaires et les plus énergiques du capital. Elles existaient à peine il y a deux cents ans, et l’économie politique, si elle avait alors existé elle-même à l’état de science distincte, les aurait volontiers confondues avec le reste de l’outillage. Elles ne sont en effet, à proprement parler, que des outils perfectionnés. La nature n’a armé le corps de l’homme que de pieds et de mains munis d’ongles. Tout ce que son intelligence a su y ajouter, depuis la ligne du pêcheur dont l’hameçon et l’appât vont jusqu’au fond de l’eau tromper et retenir le poisson, ou la houe du cultivateur qui fouille la terre, depuis la lime du serrurier qui mord le fer ou la truelle du maçon qui prend le plâtre, le glisse dans les interstices des pierres et en unit la surface, jusqu’à la machine à vapeur qui fait mouvoir tous les engins d’une grande usine ou à l’appareil télégraphique qui transmet et enregistre les dépêches, tout est outil ou machine, c’est-àdire instrument passif que la volvnté du travailleur fait mouvoir.

Tant que l’instrument est mû par la main même du travailleur, comme la lime, la scie, le marteau, le pinceau, on le désigne sous le nom d’outil.

On l’appelle machine lorsque le travailleur ne fait plus que diriger un instrument dont il n'est pas le moteur. Une scie circulaire qu’une machine à vapeur fait tourner et à laquelle le menuisier n’a qu’à présenter sa planche est une machine, tandis que la scie que conduit la main de son voisin est un outil. La bêche et le râteau sont des outils; la charrue et la herse sont des machines. La rame est un outil ; l’hélice d’un bateau à vapeur est l’organe d’une machine.

On sent qu’il ne faudrait pas trop insister sur certaines nuances. La machine à coudre que l’ouvrière fait seule mouvoir est-elle, malgré son nom, un outil? Le vilebrequin est

bien un outil; la machine à percer dont se servent les serruriers en est-elle encore un, quoique l’ouvrier en fasse pénétrer la mèche sans avoir l'esoin d’appuyer la crosse sur sa poitrine? Aussi, pour les insiruments de ce genre , a-t-on créé le nom de mach'mes-outih.

Ce qui importe, c’est de bien comprendre, en premier heu, que Vhomme ne saurait, pour confectionner un produit quelconque, se passer d'instruments , outils ou machines; en second lieu, que plus il a d'instruments perfectionnés, plus il peut obtenir de résultats utiles d'un même effort. Il suffit de se rappeler ce que nous avons dit à propos du bon marché et de la gratuité des services de l’intelligence dans la production pour saisir la vérité de cette seconde proposition (voir § 18 et 19).

Citons cependant encore quelques exemples. Si avec la scie à main l’ouvrier peut débiter 100 mètres de planches dans sa journée, combien plus avantageuse est la scie mécanique, qui lui permet, dans une même journée et avec moins de fatigue, d’en débiter plus de 1000? Si la paysanne, avec sa quenouille, filait 3000 mètres dans sa journée, combien n est pas plus avantageux le métier qui, muni aujourd’hui (moyenne des métiers perfectionnés anglais en 1892) de 2000 fuseaux faisant 9000 tours à la minute, permet à

^ l’ouvrier de filer 2000 fois 10000 mètres ou 20 millions de mètres dans sa journée?

Un copiste transcrit, tant bien que mal, une quarantaine de pages dans sa journée. Gutenberg est venu et, en inventant 1 imprimerie, il a mis aux mains de l’ouvrier une machine qui lui permet, une fois la composition faite, de tirer dans sa journée à cent mille exemplaires une même feuille contenant plus d’une trentaine de pages de copie. Depuis quatre siècles, la presse a reçu de nombreux perfectionnements, et, indépendamment des livres, brochures, etc., il sort chaque jour des ateliers typographiques de Paris un nombre de journaux tellement considérable que, si nous étions encore au temps des copistes, toute la population du département de la Seine, travaillant du matin au soir, ne suffirait pas à les écrire.

On pourrait réunir tous les forgerons du département de

la Seine qu’ils ne parviendraient pas, avec leurs marteaux à la main, à forger des pièces d’acier pesant jusqu’à 30ÜÜU kilogrammes et à fabriquer l’arbre de couche d’une hélice destinée à un navire cuirassé. G’esl le niarleau-[)ilon, puis le laminoir qui ont donné une telle puissance à l’homme en lui permettant de battre ou de laminer le métal avec une force énorme, sans que l’ouvrier qui le manœuvre ail d’autre effort à faire que celui d’ouvrir et de fermer un robinet.

La France possédait une force de 9 millions 1/2 (en 1902) de chevaux-vapeur dans ses locomotives, bateaux, machines agricoles et industrielles et appareils à vapeur de toute sorte; comme un cheval-vapeur équivaut à la force d’une vingtaine d’hommes de peine, c’est un travail égal à celui qu’auraient pu faire plus de cent quatre-vingt-dix millions d’hommes, près de cinq fois la population de la France. Voilà un calcul qui montre clairement combien les machines accroissent la force productive de l’homme.

La machine donne aussi bien la délicatesse et la précision que la puissance. Dans tel atelier, une machine divise avec une exactitude parfaite une règle par centièmes de millimètre et une autre machine enregistre avec la même régularité la centième partie d’une seconde.

Ajoutons que la machine donne au produit une certaine régularité que le travail à la main n’atteint pas toujours, qu’elle oblige l’ouvrier à une activité et à une attention incessantes, qu’en faisant engager par l’entrepreneur un très gros capital, lequel entraîne une perte considérable quand il demeure improductif par le chômage, elle le détermine à continuer le travail et , par conséquent, à entretenir ses ouvriers, même quand les commandes ne viennent pas ou quand la vente est sans bénéfice. Nous pouvons maintenant embrasser les principaux avantages des machines et dire :

1® Les machines économisent la main-d'œuvre et contribuent au bon marché des produits.

2° Elles épargnent à l'ouvrier les travaux les plus durs et rendent le travail manuel moins pénible.

3“ Elles rendent la production plus rapide et plus abondante et, partant, elles accroissent la richesse.

4“ Elles augmentent la puissance d'action de l'homme

fin

sur la nature en augmentant considérablement sa force et ^pas^capM ÿwa/te dont ses organes rf étaient

Elles disciplinent V ouvrier.

7° Enlm, ce qui trancherait le débat s’il y en avait encore pamii les gens serieux sur l’opportunité de leur emploi, 01 squ elles existent, elles s'imposent bientôt comme une nece>site, parce que la concurrence ne permet pas à un manu-

mnnr,r '«"glemps avec iles oulils imparfaits

quand d au res^ produisent avec des machines économiques.

11 est juste d ajouter que tout n’est pas bénéfice dans l’accroissement de production dû à une machine. Pour obtenir

nhi! en ■ employer une machine

plus coûteuse, autrement ditpfus de capital, ainsi que nous

avons déjà montre. A l’entrepreneur de bien faire son calcul. Si 1 interet et l’amortissement du capital-machine employé pour obtenir un certain produit représentent une somine supérieure à l’économie réalisée sur la main-d’œuvre, la machine ne rend très probahlement pas de services, bi, au contraire, / accroissement de rémunération à paner au capital est moindre que l'économie réalisée sur la main-

œuvre, il faut employer la machine. De cette proposition on déduit lacilement ce corollaire : ^

Plus lé taux des salaires est élevé dans un pays, plus il y a interet a multiplier les machines.

C’est une des deux raisons qui expliquent pourquoi le

régné des machines date de la seconde moitié du xviii» siècle et surtout, en France, du xix® siècle.

La seconde raison est dans le progrès des sciences appli-

quees a l industrie et, tout d’abord, dans l’invention de la machine a vapeur.

29. f.mflueiiee des niaehines sur l’état iutelleetuel des ouvriers. iNous venons de dire (|ue la machine formait et diSLMpImait 1 ouvrier. On lui a pourtant reproché le oonliaire. On la accusée d’abêtir l’ouvrier, en condamnant par exemple, un bpmme à faire toute sa vie la même tête

d’ép'ngle, en même temps que de l’appauvrir en supprimant une partie de la main-d’œuvre.

Le premier reproche provient d’une vue étroite. Sans doute, dans certaines industries, les longs apprentissages par lesquels on apprenait à fabriquer toute la diversité des produits d’une même industrie ne sont plus nécessaires, parce que la division du travail (dont nous parlerons plus loin) a amené la spécialité; sans doute aussi, un ouvrier ordinaire, la machine aidant, suffit très souvent là où il fallait auparavant un ouvrier fort ou un ouvrier habile : il y a de ce chef certaines catégories d’ouvriers dont le travail n’est plus aussi recherché et dont le salaire partant n’est plus aussi élevé qu’auparavant.

Mais tous les ouvriers qui travaillent avec dos ma hin s ont besoin de plus d'activité, parce qu’en général la machine va vite et qu’il faut aller aussi vile qu’elle pour s’en servir.

Les machines sont des oulils très compliqués et savants ; leur fabrication implique d’ordinaire une dépensé d'intelligence plus grande chez les ouvriers qui les ont produites que la fabrication des simples outils dont on se contentait autrefois. Souvent aussi leur emploi exige plus d'intelligence : il est évident, par exemple, que la bonne femme qui file la quenouille dépense moins d'aclivité et fait preuve de moins d’intelligence que l’ouvrier (.jui conduit un métier renvideur, surveille 1000 broclves et rattache les fils cassés avec une telle dextérité qu’on a peine à apercevoir ce qu’il fait.

Enfin il ne faut pas omettre le service que la machine a rendu en contribuant à la diminution des heures de travail pour un grand nombre d’industries, grâce à une production abondante dans un temps court et à V augmentation des salaires : deux résultats qui donnent à l’ouvrier, s’il le veut, le loisir et le moyen de développer son intelligence par l’instruction.

Ces lois d’harmonie n’impliquent pas que les machines soient pures de tout inconvénient. Car, d’une part, l’assiduité qu’elles exigent cause quelquefois une grande fatigue à l’ouvrier et, quoique les heures de travail aient diminué dans

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PBÉCIS D’ÉCONOMIE POLITIQUE

certaines industries, la multiplication des machines canif«l

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ouvrier. Il congédie un ou lier, ccst ce qu’on voit... Mais, derrière la moitié du phénomène qu’on voit, il y a l’autre moitié qu’on ne voit pas. On ne voit pas le frauc épargné par Jacques Bonhomme et les effets nécessaires de cette épargne. Puisque, par suite de son invention, Jacques Bonhomme ne dépense’ plus qu’un franc en main-d’œuvre à la poursuite d’une satisfaction déterminée, il lui reste un autre franc. Si donc il y a dans le monde un ouvrier qui offre ses bras inoccupés, il y a aussi dans le monde un capitaliste qui offre son franc inoccupé : ces deux éléments se rencontrent et se combinent, et il est clair comme le jour qu’entre l’offre et la demande du travail, entre l’offre et la demande du salaire le rapport n’est nullement changé. L’invention et un ouvrier payé avec le premier franc font maintenant l’œuvre qu’accomplissaient auparavant deux ouvriers. Le second ouvrier, payé avec le second franc, réalise une œuvre nouvelle. Qu’y a-t-il donc de changé dans le monde? Il y a une satisfaction nouvelle de plus"; en d’autres termes, l’invention est une conquête gratuite, un profil pour l’humanité... Elle donne pour résultat définitif «un accroissement de satisfaction à travail

égal.

« Qui recueille cet excédent de satisfaction? C’est d abord l’inventeur, le capitaliste, le premier qui se sert avec succès de la machine, et c’est là la récompense de son génie et de son audace Dans ce cas, ainsi que nous venons de le voir, il réalise sur les frais de production une économie, laquelle, de quehjue manière qu’elle soit dépensée (et elle l’est toujours), occupe juste autant de bras que la machine en a fait renvoyer. Mais bientôt la concurrence le force à baisser son prix de vente dans la mesure de cette économie elle-même. El alors ce n’est plus l’inventeur qui recueille le bénéfice de l’invention, c’est l’acheteur du produit, le consommateur, le public, y compris les ouvriers, en un mot l’humanité. Et ce qu’on ne voit pas, c’est (}ue. l’épargne ainsi procurée à tous les consommateurs forme un fonds où le salaire puise un aliment qui remplace celui que la machine a tari. »

Le fait est le plus souvent d’accord avec la théorie. Car la statistique constate q .e nulle part les ouvriers ne sont

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en plus grand nombre que dans les contrées où il y a beau coup de machines et que, dans l’industrie, sinon dans IWi cul ure, leur nombre augmente en meme temps qu’augmen lent les machines. En France, les départements qui ont le plus de machines à vapeur, comme le Nord, le Pas-de-Calais, Rhône, la Seiue-Infeneure, la Seine, sont au nombre de ceux qui, avec une population déjà dense, voient cette popu lion s accroître le plus d’un recensement à l’autre, et sont aussi ceux ou les salaires sont en général le plus, élevés.

ün peut donc dire d’une manière générale : les machines cittivent 6t iTiultipliBYit les ouwievs ,

Ceci ne veut iias dire que rinlroduclion d’une machine nouvelle dans une industrie ne puisse, comme toute modifi cation d un ordre quelconque dans l’économie sociale, causer momen anement un trouble général et même porter un pré judice definitif a certains intérêts jiarticuliers. Cependant la révolution economique se fait d’ordinaire avec une certaine fenteur, parce qu un nouvel outillage est coûteux, qu’on se sert — a^ tort le plus souvent — de l’ancien aussi lon^temps qu on peut résister, et que tous les entrepreneurs n accomplissent pas le changement au même moment. Les ouvriers ont ainsi des années devant eux, les anciens pour chercher peu a peu d’autres ateliers, les nouveaux pour ne pas entrer dans 1 industrie menacée; ce qui ne veut pas dire que tous peuvent ou savent profiter de l’avertissement. En cette matière comme en bien d’autres, il y a des exceptions

et au-dessus des exceptions la règle générale que la science economique enseigne.

D’ailleurs il est faux de croire que le préjudice, lorsqu’il y en a un, n atteigne que les salariés. ^

Les ÿus agiles à se déplacer sont ceux qui souffrent le mows d une crise de ce genre, parce qu’ils vont prompte-

Les capitaux circulants sont les plus favorisés à cet égard- Ils peuvent se dégager promptenient, non sans blessure touleloïs, et chercher un autre placement.

Les entrepreneurs elles ouvriers viennent ensuite. Cependant il est vrai de dire que les uns et les autres, quand Us

sont vieux ou quand ils ne sont pas suffisamment actifs et intelligents, sont condamnés à voir la source de leur revenu diminuer ou tarir et exposés quelquefois à tomber dans le dénuement. H y a eu de fameux et tristes exemples, en Flandre notamment, de ces misères imméritées.

Les capitaux fixes sont les plus maltraités, quand la machine inventée renouvelle la face d’une industrie.

Exemple. — Quand les chemins de fer ont remplacé les diligences, les conducteurs et les courriers ont eu à traverser des jours difficiles; cependant, aujourd’hui, la circulation, étant au moins dix fois plus active qu’elle n’était il y a cinquante ans, emploie pour le moins trois ou quatre fois plus de personnes et fournil à la majorité d’entre eux de meilleurs salaires qu’aulrefols. Mais les auberges des routes délaissées ont été ruinées jusqu’au jour où l’automobile les a un peu ranimées, et d’autres capitaux ont servi à édifier les nouveaux hôtels ailleurs.

SI. capital cicciiiant. — L atelier d imprimerie que nous avons pris comme exemple pour analyser le capital fixe n’est pas encore en activité. Pour l’y mettre, il faut que le patron ait du travail à exécuter et, pour l’exécuter, des travailleurs sous ses ordres et des matières premières dans son magasin. Ces travailleurs, au nombre desquels il se place lui-même en première ligne, ont des fonctions différentes; les uns au bureau, désignés sous le nom d’employés; d’autres à la machine à vapeur, d’autres aux casses, aux presses, chauffeurs, compositeurs, tireurs, etc., désignés sous le nom d’ouvriers; d’autres distribuant, surveillant, révisant le travail, sous le nom de contremaîtres ou de proies. Patron, employés, ouvriers, contremaîtres dépensent chaque jour pour vivre; le premier dépense un argent qu’il prend dans sa caisse pour ses frais de maison; les autres, un argent qu’ils ont reçu chaque mois ou chaque semaine à titre appointements ou de salaire et qui est tiré de la même caisse. Celle caisse contient du capital, et du capital qui commande au premier chef le travail, puisqu’il fournit Ventretien de tous les travailleurs.

Ce n’est pas du capital fixe. Chaque mois, ce capital est

peut-être entièrement consommé, on pourrait dire chaque jour, si la paye avait lieu chaque jour. 11 faut donc, en admettant que l’opération ait été bien conduite, qu'il se trouve tout entier dans le produit obtenu chaque jour ou chaque mois : c’est le caractère distinctif du capital circulant.

C'est donc par conséquent au capital circulant qu’on doit attribuer tout ce qui, étant consommé entièrement dans un court espace de temps, doit se retrouver entièrement dans un ou plusieurs produits, par exemple la houille qui fait marcher la nmcliine à vapeur, l’eau dont l’industriel paye la concession, l’encre, le papier, toutes les matières premières en un mot.

11 est bon de faire ici une distinction; l’encre et le papier sont véritablement des matières premières, qui se retrouvent en substance dans la feuille imprimée. Mais nous y chercherions vainement la houille, l’eau, l’huile avec laquelle on a graissé les rouages des presses, le gaz qui a éclairé l’atelier. La dépense figure cependant aux frais généraux : l’industriel fera bien de classer cette dépense dans un chapitre spécial, sous le titre de matières accessoires. Il ne doit négliger aucun moyen de rendre sa comptabilité parfaitement claire; dans toute entreprise industrielle, on ne fait bien qu'à la condition de savoir exactement ce qu'on fait.

Par analogie, on peut placer dans la même catégorie les provisions de ménage, vin en cave, conserves dans l’armoire, etc., que le patron destine à sa consommation personnelle, mais à condition d’en faire un chapitre distinct; il y a toujours un grave inconvénient à confondre les dépenses personnelles du patron avec les dépenses industrielles de l’entreprise.

La même caisse a fourni ces sommes. Elle contient soit des espèces sonnantes, soit des billets de banque, soit des effets de commerce, soit de simples créances par compte courant dont le total compose le fonds de roulement. A mesure qu’elle se vide d’un côté pour fournir aux frais des opérations présentes, elle se remplit d’un autre côté par les sommes que les acheteurs versent en payement des opérations antérieures.

Elle est le réservoir du capital circulant.

L'habileté commerciale d’un industriel consiste en grande partie à savoir bien régler le double mouvement d'entrée et de sortie des fonds de sa caisse.

Il est placé entre deux dangers. S’il exagère la sortie, la caisse est bientôt à sec et il se trouve réduit à interrompre ses opérations commencées, peut-être à faire faillite. S’il exagère l’entrée, c’est-à-dire s’il recouvre ses créances sans engager de nouvelles affaires, il laisse son capital improductif et il manque à gagner; or, précisément, il s’est fait entrepreneur d’industrie en vue de faire produire un capital.

Dans les rentrées, il importe de savoir faire à chaque chapitre sa part. Tout n’est pas du capital circulant. Il faut restituer au capital fixe au moins ce qu’il a donné, sous peine de voir le 'fonds industriel bientôt réduit à néant. Si l’industriel veut s’agrandir, acheter des machines, construire des bâtiments, il ne doit pas le faire aux dépens du capital circulant, mais au moyen de bénéfices bien liquides ou de sommes empruntées; car on ne doit jamais perdre de vue que d'ordinaire, pour doubler avec profit son capital fixe, il faut au moins tripler son capital circulant. Cependant certaines industries, travaillant surtout à façon pour d’autres industries, emploient plus de capital fixe que de capital cirulant.

En résumé, le capital circulant d'une entreprise comprend :

Le fonds de roulement, qui se compose de monnaie, de papiers de crédit et de créances et qui, comprenant le fonds des salaires, destiné au payement des salariés, et une partie du fonds de consommation dû patron, fournit les sommes nécessaires à V entretien de tous les travailleurs, et fournit, en outre, aux frais généraux.

2“ Les matières premières, qui se divise7it en matières premières proprement dites et en matières accessoires.

3“ Les produits en fabrication, encore inachevés.

Par extension, nous y joignons les produits fabriqués, c'est-à-dire achevés et existant en maaasin. auoiuu’ew

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55 PRÉCIS d’économie politique

réallié ils forment une catégorie à part dans 1 inventaire économique de la richesse, puisqu’ils sont non des instruments, mais des résultats de la production Toutefois les industriels les comptent ordinairement dans leur inventaire,

comme faisant bloc avec leur capital.

40 La partie du fonds de consommation qui est en

nature, c'est-à-dire les provisions de ménage, les vêtements, etc. I , '

Cariilal flse «1 capUal circulaiU ne sont pas séparés par

une barrière intrancliissable; on voit même (jue les capitaux passent fréquemment d’une catégorie à l’autre, puisque la caisse fournit l’argent nécessaire pour acheter les machines et qu’une partie de la valeur du capital fixe d’une entreprise se mobilise en qiiehpie sorte chaque annee par 1 amortissement. Tel objet, qui est du capital circulant ici, devient là du capital fixe : ainsi la machine à vapeur est F«duit, fabriqué surtout avec du capital circulant, chez e constructeur qui la vend ; elle est du capital fixe chez le manufacturier qui l’a achetée. On peut meme dire que l’argent, qui est du capital pour les parliculieis, est une manière de capital fixe pour le pays dans lequel il circule

sans être consommé, immédiatement du moins.

On dit d’un hdlnme qui place son argent et qui cherche le. meilleures combinaisons pour en tirer un interet qu i fmt valoir ses capitaux. Il s’agit dans ce cas d un capital circulant que le propriétaire engage et qui se être en capila! fixe par l’achat d’actions ou d obligations, c’est-à-dire d'une part ou d’une créance dans une entrepiise industrielle, et que ce propriétaire peut dégager ensuite et ramener à l’état de capital circulant en vendant ses titres.

RÉSUMÉ

L’épargne consiste à ne pas dépenser immédiatement pour la satisfaction de ses besoins personnels tout le produit de son travail ou tout son revenu

Les deux vertus cardinales de l’économie politicpe sont le travail et l’épargne, principe créateur et principe conservateur de la richesse.

Capitaliser, c’est utiliser des épargnes pour la production.

Le fonds de consommation est la portion de la richesse dépensée pour l’entretien personnel et pour la consommation de lu.\e.

Les capitaux, étant des avances à la production, doivent être récupérés, immédiatement et en totalité, ou peu à peu et par parties, sur le produit (pi’ils servent à créer. — Les capitaux ne sont productifs qu’à condition d’être consommés. — Si le capital existant se transmet d’année en année, de siècle en siècle, ce n’e.st pas par sa conservation, mais par sa reproduction perpétuelle.

La formation du capital intellectuel exige une dépense considérable en capitaux matériels.

Le travail, dans une société civilisée, ne peut rien sans le capital; le capital ne peut jamais rien sans le travail ; ce sont deux alliés nécessaires l’un à l’autre.

— Le capital alimente le travail et contribue à rendre le travail manuel moins pénible ; il commande le travail.

— Plus il y a de capital, plus il y de travail et de salaire.

Les machines économisent la main-d’œuvre et contribuent au bon marché des produits; elles épargnent à l’ouvrier les travaux les plus durs et rendent le travail manuel moins pénible ; elles rendent la production plus rapide et plus abondante et, partant, accroissent la richesse ; elles augmentent la puissance d’action de l’homme sur la nature en augmentant considérablement sa force et en lui communiquant des qualités dont ses organes n’étaient pas capables. — Elles sont, jusqu’à un certain point, une garantie contre le chômage. — Elles disciplinent l’ouvrier. — Elles e.xigent de l’ouvrier plus d’activité et, dans certains cas, plus d’intelligence.— Elles contribuent à l’accroissement des salaires.

68 PRÉCIS d’économie domestique

Le capital fixe comprend : 1° les fonds de terre et les bâtiments; 2*^ les améliorations foncières; les frais de premier établissement, frais d’installation et d’exploitation; 4» l’outillage; 5“ et par extension le mobilier personnel.

Le capital circulant comprend : 1° le fond de roulement, à savoir ; fonds des salaires, fonds de consommation, frais généraux; 2'’ les matières premières,

matières premières proprement dites et matières accessoires; 3° le fonds de consommation en nature; 4° voire même, par extension, les produits, produits en fabrication et produits fabriqués.

l’organisation industrielle

Sommaire. — 32. La coopération et la division du travail. - 33. La classification des industries. — 34. Le rôle de 1 entrepreneur f ^ salarié. - 33. L’association. — 36. Les corporations industrielles. — 37. Aperçu historique des corps de métiers et des règlements en France. — 38. Turgot. — 39. L’établissement de la liberté du travail en France. — 40. Les avantages de la liberté du travail. — 41. La

concurrence.

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