‹ Précis d'économie politiqueChapitre 36 sur 113 · L. B. — »jCOn. Pol · texte numérisé non relu

L. B. — »jCOn. Pol

de tribus, soit de familles qui tenaient les survenants à l'écart.

La propriété collective des peuples chasseurs ou des peuples pasteurs ne leur a assuré ni la paix ni l'égalité ; certainement pas la paix, puisqu'il y avait entre eux des luttes constantes pour la flxation des limites des terrains respectifs de chasse ou de parcours ; l'histoire est pleine des récits d'invasions des peuples pasteurs chez les civilisés.

Elle ne leur assurait pas, non plus, l'égalité : car il n'y a de peuplesdémocratiques que les peuples sédentaires, adonnés à l'agriculture et pratiquant la propriété privée, parce que cette dernière permet l'action individuelle et l'essor de la personne humaine, qui sont entravées ou garrottées sous le régime de la collectivité. C'est le contraste qu'offrent dans notre Algérie lesArabes purs, propriétaires collectifs, constitués aristocratiquement, et les Kabyles, propriétaires individuels, constitués démocratiquement.

Si l'on examine les vestiges des sociétés primitives, le mir russe et la dessa javanaise, cités plus haut, on voit la propriété naître peu à peu, comme une conséquence naturelle, de fd diversité des efforts humains. Dans ces communautés on reconnaît, dès l'origine, deux propriétés privées : !• la maison et l'enclos y attenant; c'est la dignité humaine, la famille, le ménage qui font que jamais, chez aucun peuple ayanf franchi la première étape de la civilisation, la maisonr ou la hutte et quelques mètres de terre environnants ne sont restés dans la communauté; 2** la seconde propriété privée que l'on trouve dans ces sociétés primitives, c'est celle ^es objets mobiliers, c'est-à-dire des T1 instruments de travail, des approvisionnements, du bétail.

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