‹ Précis d'économie politiqueChapitre 53 sur 113 · L. H. — ÉCON.POL · texte numérisé non relu

L. H. — ÉCON.POL

4 «a U REPARTITIi/rV DES RICHESSES.

toujours précaire et de nature périssable : les concuis rents moins heureux qui se voient devancer sont en éveil, ils recherchent les causes de la supériorité de leur rival, ils finissent par les deviner et par appliquer les méthodes nouvelles et les procédés les plus avantageux. Le profit est le meilleur des stimulants.

De là vient que la supériorité industrielle est toujours précaire et doit être défendue par les mêmes moyens qui ont servi à l'acquérir, la vigilance et l'esprit d'invention. De là vient aussi la baisse des prix des produits où les inventions se succèdent : l'acier tombe à 115 ou 120 francs la tonne, et le tulle au dixième ou au vingtième des prix d'il y a un siècle.

Les entrepreneurs qui ne parviennent p.as à abaisser leur prix de revient ou à inventer des produits nouveaux plus parfaits n'obtiennent que des profits médiocres, qui compensent simplement les risques courus et fournissent, en plus de 'intérêt des capitaux, une modique indemnité pour le travail de direction. Ainsi s'explique que les industries connues, anciennes et stables fournissent de beaucoup moindres bénéfices que les industries nouvelles moins connues.

Le profit de l'entrepreneur n'est donc acquis ni aux dépens des ouvriers, ni aux dépens des consommateurs : il tient essentiellement à la personne du chef. Voilà pourquoi dans les sociétés anonymes industrielles où la personne de l'entrepreneur est en quelque sorte dispersée sur des milliers d'individus, on a beaucoup de Ipeine à arriver à des résultats aussi favorables et ausii durables que dans les entreprises industrielles bien conduites.

Tendance à la baisse des profits des entreprbneurs. — Gomme le taux de l'intérêt, les profits de l'entrepreneur dans un pays de vieille civilisation ont une ten-

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