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IV. — Exercices de suspension

Ces exercices sont très nombreux et très variés. Ils s’exécutent au moyen des anneaux, de la barre de suspension, des barres parallèles, des échelles, des perches, de la balançoire, du trapèze.

Je me bornerai à donner seulement quelques exemples de ces différents exercices qu’il faudrait un volume pour énumérer tous.

L’élève étant suspendu par les mains aux anneaux, il exécute des mouvements de flexion et d’extension des membres inférieurs ; il se suspend à un seul anneau, le corps dans différentes positions ; il exécute des culbutes, etc.

Pour s’exercer à la barre de suspension, on saisit par un léger élan la barre à pleines mains, les doigts au-dessus. On s’y suspend d’abord des deux mains, puis d’une seule main. Etant suspendu parles deux mains, on se porte en avant, puis en arrière, d’un bout à l’autre de la barre, en soulevant alternativement les mains pour leur faire parcourir chacune à leur tour une petite distance. On essaye ensuite d’exécuter ce même exercice en se tenant suspendu par une seule main.

Etant suspendu à la barre par les deux mains, on se soulève lentement à la force des poignets, en tenant les jambes pendantes et rapprochées, et de façon à amener le haut de la poitrine en contact avec la barre ; on revient lentement et sans secousse à la première position, on se soulève de nouveau et on continue l’exercice jusqu’à ce que la fatigue survienne.

Comme exercices plus compliqués, j’indiquerai seulement les deux suivants :

Etant suspendu par les deux mains, passer une jambe entre les bras, la faire passer pardessus la barre et s’y accrocher par le jarret ;

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donner ensuite une forte secousse et s’asseoir d’une jambe sur la barre et la rapprocher lentement.

Etant suspendu par les deux mains, on se soulève lentement à la force des poignets et on fait faire au corps le tour de la barre, les pieds passant les premiers par-dessus.

Les exercices aux barres parallèles sont sensiblements différents. En voici quelques exemples :

On place les paumes des mains sur les barres, les ongles en bas, les pouces en dedans et les autres doigts en dehors ; on se soulève, les jambes réunies et pendant naturellement ; on reste dans cette position tant que la fatigue ne se fait pas sentir.

On prend la même position que dans l’exercice ci-dessus et on parcourt la barre par petits sauts successifs exécutés sur les deux mains à la fois. Toujours dans la même position, on prend un solide point d’appui sur les poignets, on communique au corps un balancement léger, puis d’une amplitude plus étendue, on exécute ce balancement jusqu’à ce que le corps semble se mouvoir automatiquement comme sur une sorte de pivot, puis on porte les deux jambes, bien serrées l’une contre l’autre, d’abord par dessus l’une des barres en avant, puis par dessus l’autre, et on agit de même en arrière.

Etant assis parterre entre les barres, on les saisit des deux mains, on se soulève à la force des poignets, en conservant l’attitude assise, et on reste suspendu dans cette position aussi longtemps que possible.

Les exercices aux échelles se font avec des échelles obliques, horizontales ou verticales.

Commençons par l’échelle oblique. L’élève monte d’abord à l’échelle en s’aidant des pieds et des mains, puis des mains seules ; puis il Y monte par le revers en exécutant des mouvements d’extension et de flexion des membres inférieurs, etc.

L’échelle oblique peut être munie d’une planche dorsale. Dans ce cas, l’élève, se tenant suspendu aux échelons, le dos appuyé contre la planche, exécute des mouvements de flexion, d’extension et d’abduction en avant des membres inférieurs. Voici, par exemple, un excellent exercice indiqué par G. Demeny :

L’élève se tient suspendu par les mains aux échelons, le dos contre la planche. Il élève les genoux, les pieds joints, la pointe des pieds baissée. Puis il étend les jambes horizontalement en avant, et les laisse ensuite tomber lentement le long de la planche en les maintenant jointes et tendues.

Les exercices à l’échelle horizontale diffèrent peu de ceux qui s’exécutent à la barre fixe et

aux barres parallèles. Ils consistent surtout eu mouvements de progression dans la suspension par les mains.

Les échelles verticales, les perches et les cordes permettent toute une série d’exercices variés et nouveaux.

Avec les échelles verticales jumelles on peut exécuter des exercices en appuyant les mains seules aux échelons, le corps reposant à terre sur un ou deux pieds, en appuyant les pieds et les mains aux échelons, en se suspendant par les pieds aux échelons. On monte aussi à ces échelles en progressant, soit à l’aide des pieds et des mains, soit à l’aide des mains seules.

Avec les perches et les cordes, on apprend surtout à grimper soit avec l’aide des bras et des jambes, soit avec l’aide des bras seulement. On peut encore exécuter avec ces engins une foule d’exercices intéressants. Exemples : on se place entre deux perches mobiles, on les saisit avec les mains et on étend les bras latéralement, ou bien on fait une demi-chute alternativement en avant, en arrière et latéralement en étendant les bras.

La balançoire ne sert pas seulement à se balancer, mais elle comporte aussi un assez grand nombre d’exercices utiles ou gracieux. Par exemple, on peut monter debout sur l’appareil en s’aidant uniquement des mains. Pour

cela, on saisit une corde de la balançoire de chaque main, immédiatement au-dessus du siège ; on se recule en tirant sur les cordes jusqu’à ce qu’elles soient tendues ; puis on court en avant en laissant les mains s’élever le long des cordes aussi haut que possible ; aussitôt qu'on sent un choc, on s’élance debout sur le siège de l’appareil. On peut de môme, étant assis sur la balançoire, se mettre brusquement debout par une manœuvre analogue.

Les exercices au trapèze sont plus périlleux et plus difficiles que ceux exécutés sur la balançoire. On peut s’y suspendre et s’y balancer ; s’y suspendre le corps élevé dans la position horizontale ; s’y suspendre puis s’élever à la hauteur de la barre à la force des poignets et faire un tour sur soi-même avec la barre comme axe; s’asseoir sur le trapèze, saisir la barre avec les deux mains, laisser le corps glisser lentement en avant, puis se relever à la force des bras et reprendre la position initiale, etc.

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