‹ Précis d'éloquence et d'art oratoire ...: précédé d'une introductionChapitre 6 sur 27 · IHTBODUCTIOir · texte numérisé non relu

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quence nerveuse , précise, et en quelque ^sorte^éométrique , qui donne tant de poids, d'autorité et de profondeur, à tout ce qui sort dé sa plume?

Enfin Socrate paraissait, et à la suite de ce sa^e, qui porta la réforme dans la rhétorique comme dans la philosophie, Isocrate, le plus pur et le plus harmonieux des rhéteurs; Xénophoîiy que ses contemporains euxraémes surnommèrent Faheille attiqué, et ce philosophe dont le style n'a eu ni rivaux, ni imitateurs , Platon , vinrent donner à \ffL Grèce déjà si riche en modèles et en théorie, ceux-ci des exemples irréprochables , ceuxlà les préceptes les plus sublimes de l'éloquence philosophique , historique et judiciaire. ,

Tout-à-coi)p un bruit d'aioaes se fait entendre à l'extrémité septentrionale de la Grèce. Le souverain obscur et peu puissant d'un royaume méprisé entreprend de donner des lois aux Uellène^.^ ce que n'a pft faire Xerxès avec mille vaisseaux et ua roSl^ lion de soldats ; ce que nV pu faire l'Asie entière déboadée sur r£urope,P^ilippe,«ree les mines dé Datos et sa phalange , prétend

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l^aceomplir. Hélas ! le siècle de Marathon et des Thermopyles était passé ! Il n'y avait plus de l^ltiade, plus de Thémistocle, plus de Léonidas. Cependant la Grèce ne devait pas tomber sans résistance et sans gloire:

elle avait Démosthène,

U est donc vrai qu'un homme, qu'un seul homme peut valoir des armées. Quand Athènes, Sparte, Thèbes, quand l'antique Grèce tout eqtière sommeille oublieuse du passé, inattentive au présent , insouciante de l'avenir, un seul citoyen force tout ce qui l'environne au réveil. Athlète pujssant, impérieux, infatigable, le voilà dans l'assemblée comme dans l'arène destinée 'à ses triomphes. Du haut de cette tribune qui est pour..lui comme un trône , il fait jaillir les éclair s , la foudre; iltrouvedes accens nouveaux; il sait encore faire rougir les fronts , frémir les cœurs au mot d'esclavage: à peiAe sa voix a Tait dire à l'écho du Pnyx : « Aux armes! » que des saliles dis l'Acamani^ aux rives montueuses de f Emnotas, tout répète : «Aux armes! » l'avare apporte son or, le lâche saisit l'épée, la iniipe eavoia son fils mourir ou Taincre à Chéronée , et , en lui présentant le bouclier , ré -

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pète le cri des anciens jours : « Dessus oa dessous. >

Démosthènes lutta quinze ans contre la prépondérance sans cesse crobsante de la Macédoine, Aussi Philippe, quand on lui demandait quel était le plus redoutable de ses adversaires , répondait : « Démosthènes. » Aussi fît-il plus d'une fois d'inutiles tentatives pour le corrompre. L'âme de Démosthènes était imprenable comme son génie invincible. Cependant de vils ennemis l'accusaient, Taceusaient de trop aimer sa patrie. £schiney\e -plus célèbre d'entre eux, osa l'attaquer publiquement après le désastre de Chéronée. L'homme incorruptible foudroya .son antagoniste par un discours qui est resté le modèle de l'éloquence judiciaire , et il demeura fîdèle à la haine qu'il avait jurée k la dônrination étrangère. Toutefois il fallut se résigner, car les pertes multipliées de la Grèce rendaient pour long-temps encore la résistance impossible. £t même, qua||d 9 les années suivantes, Alexandre promena les s arisses macédoniennes, des câtes de la mer Egée aux bords de l'Acésiaès et de l'Indus, sa voix resta muette; car la main puissante

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qui l'appesantissait sur Perbépolîs tenait aussi captives les cités de la Grèce : et qu'entreprendre contre Thomme en présence duquel la terre se taisait P Mais à peine la tombe eut-elle englouti ce précoce dominateur de TEurope et de l'Asie, que, réyant de nouveau Findépendance de sa patrie , Démosthènes souleva la Grèce presque tout entière , et fit décréter la guerre lamiaque. L'heureuse étoile delà Macédoine l'emporta encore; la liberté écrasée à Cranon s'exila pour bien des siècles de la Grèce; Athènes fut contrainte de livrei' ses orateurs aux vengeances d'Antipater, et son défenseur sexagénaire, entouré de prières menaçantes , de perfidies et de satellites stipendiés , fut heureux encore de posséder du poison, et dut, en le faisant couler dans ses veines , rendre grâces à Neptune libérateur. «Va, dit'if'à l'espion d'Antipater, va porter ce cadavre à ton maître* ce n'est plus Démosthènes ; Démostlsiènes est hors d«sa puissance. »

Autour et près de Démosthènes , comme lespierresprécie.ases autour d'un diamant qui les efface toutes par son éclat , se pressent des hommes moins célèbres, mais dignes

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encore des regards et des éloges de la postérité: Isée, son maître; Eschincy flétri à jamais par son caractère jaloux et sa vénalité, mais remarquable par ses rares talens, et chef de l*école oratoire de Rhodes; Ujpéride, qui fit, conjointement avec Démosthènes , décréter la guerre lamiaque, et qui mourut dans les tortures par ordre d*Antipater; Lysias, l'égal des plus grands orateurs par la véhémence; Ljrcurguc, Démode , Diq^^ue ^ Andocide, An' tiphon et Démétrius de Pk^cre, qui fit peudajit dix ans le bonheur d'Athènes , et qui , exilé par les partisans de Démétrius Poliorcète, alla achever sa carrière à Alexandri^^ au sein de la paix et des muses. Avec lui la haute éloquence quitta la Grèce, car la Grèce ne devait plus jouir même de Tombre de la liberté ; mais elle n^se fixa point dans ISi capitale de TÉgypte, car, soumise à la dynastie des Lagides, et d'ailleurs façonnée depuis long-temps à toute espèce ^e joug , l'Egypte était aussi étrangère à la liberté que Corinthe et Athènes.

Mais, à peu de distance de la Grèce et de l'Egypte un peuple neuf et fortement constitué croissait pour l'empire du monde, et

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s'y acheminait de jour en jour. Habîtoés par une expérience déjà de plusieurs siècles à toutes les commotions et à toutes les anomalies politiques qui résultent souvent des formes républicaines, scindés d'ailleurs par la con* stitution fondamentale de l'État en deux parties y les optimales et le peuple , les Romains ne pouvaient manquer de connaître et de cultiver l'éloquence ; car la lutte permanente et obligée des deux puissances se faisait sentir an Forum, au sénat, aux comices, en un > mot dans toutes les assemblées. Dans ces^eriodes élégantes que Tite-Live place dans la 4x)ucfae des vieux Romains, les paroles sans doute sont la propriété de Tite-Live; mais les mouvemens oratoires, les pensées, l'atti'* ^de, le ton et la marche du discours, appartiennent; aux hommes illustres qu'il met en scène. D'ailleurs les<gtands peuples parlent comm&îU agissent, et quel peuple agit jamais avec plus de hardiesse, de magnanimité, de. sublime que les Romains? Parmi les anciens orateurs dont la tradition nous a conservé les noms, les plus illustres sont j4ppius Claudim Ceecm, Ç. Fabius Maximus, le célèlv^ adversaire d'Annibal; T. Corwii-

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canius, le premier grand pontife plébéien; P. Scipio Neisica Corculam, Caton VAncienl I* dont Cicéron avait recueilli et méditait sans * cesse les harangues ; Carbon et les Gracques. Ces deux frères infortunés furent surtout, on en convenait universellement à Kome, des miracles d'éloquence; et il semble que ce fut moins encore par leur caractère si généreux, par leurs lois si éminemment populaires, que par leurs talens oratoires, qu'ils surent acquérir cet immense ascendant , c^ empire plus que dictatorial, qu'ils exercèrent sur une multitude idolâtre et enthousiaste.

Peu après brillèrent Memmius le tribun , si connu par sa véhémente et adroite philippique contre les partisans de Jugurtha; SeauruSf Cur/o/t , et enfin Antoine et Crassus,rivaux célèbres qui se disputèrent l'un à l'autre la palme de l'éloquence, mais auxquels dans Home personne nVùt pu les dispu« ter. Hortensias parut ensuite et' les éclipsa tous.

Mais Hortensipis, vanté avec emphase par la jeunesse contemporaine, devait peut-être «on immense réputation à-ses avantages extérieurs et à la brillanfk magie de sa décla •

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ntation ; et les plaidoyers de celui qui attendrissait, séduisait un nombVeux auditoire, laissaient le lecteur firoid et sans émotion dans le cabinet. Cependant les succès et le nom d'Hortensius occupaient encore toutes les voix de la renommée, lorsque Cicéron parut sur la scène , sans recommandation^ sans fortune, sans aïeux. Non moins heureux que hardi, il triompha, pour ainsi dire, en débutant, d^nn affiranchi de Sylla, et fit rendre au £ls d'un proscrit un héritage imipense. Dès lors sa vie entière fut vouée au culte tie Téloqueuce; et Thomme nouveau, instruit de sa force, et sentant en lui un grand homme, sembla se faire un point d'honneur de n'obtenir du peuple roxnain une nouvelle dignité pohtique qu'en créant un nouveau prodige oratoire; et, \ot^ même qu'il eut été élevé à tous les honneujrs et qu'il lui fut impossible même de désit^r, il accumula encore les chefs-d'œuv^. Verres, Catilina avaient succombé successivement sous ses foudres. La loj Manili^ » qui conférait à Pompée une autorité sans; homes, était violemment attaquée ij\ la fait voter presque à l'unanimilc. Une loi agr^kire vient d'être pro-

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posée, et son apparition a excité l'allégresse, les transports $ les acclamations délirantes de la multitude : il parle, et la multitude elle-même repousse une loi toute populaire.

Le poète Archias, son maître et son ami, se voit eontester.le droit de cité romaine : l'amitié dicte à l'éloquence le panégyrique de la poésie, et Archias est proclamé citoyen.

Milon , accusé , fait naître encore u^ chef-> d'oeuvre..., inutile, il est vrai, puisque les accusateurs triomphèrent, et que la commission spéciale nommée pour condamner prononça en effet la condamnation :• mais qui a jamais entendu dire qu'une commission spéciale jugeât de par raison et justice? Césai* avait juré de ne jamais pardonner à Ligarî\Ljis : Gicéroti parle, et la main de César laisse tomber la sentence d'exil, et sa bouche échappeihle mot de pardon. Ces grandes vic-^ toires cepeii4,ant n'étaient qu'un des titres de l'infatigable o^teur à la gloire. Rhéteur élégant et pur, il\ rédigeait les lois de l'art dont il était le mV>dèle, et donnait dans ses écrits les précepte» dont il donnait les exemples au Forum et duns le Sénat. Philosophe savant et presque universel, il exposait les

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< octrines des principales écoles de la Grèce c approfondissait la nature dtt devoir. Tesince de la divinité et la possibilité des di- ^inations. Homme privé, il consignait ses ^ ensées, ses affections, dans des lettres ad- .lifables de grâce, de simplicité et d*élé- :^ance, que Ton pourrait nommer à juste Utre ]^s Mémoires de Cicéron; ce serait, à coap sî^ , le plus intéressant et le plus beau monument du genre. Ainsi parvenu à la plus hante réputation l et déjà au déclin de sa vie, il pouvait passer en paix le reste de ses jours loin de Rome et des guerres civiles; mais son zèle pour la république était trop vif et trop ardent pour qu'il se permit le repos. Les tempêtes politiques suspendues un instant pendant rimpéi4euse dictature de César, rugirent de nouveau à la mort de ce brillaht usurpateur. Cicéron prit p^t à la lutte terrible qui commençait; les prétentions d'Antoine surtout Tindigpaient, comme jadis l'avaient indigné les déprédations de Verres et la frénésie de Catilina. Il avait foudroyé le spoliateur et l*incendiaire ; il tonna contre le nouveau tyran. Mais celui-ci le porta sur les listes

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sanglantes qu'il rédigeait dans Tîle du Tibre, et le fit égorger par ses gladiateurs :

ctr il est plus aisé de trouver des assassins que des raisons. Mais qu'importe pour s:i gloire ? Rome, Rome libre air ait nommé Cicéron père de la patrie, et la voix des siècles Ta comparé à Démosthènes.

Pour nous, admirateurs de ^ces deux grands hommes , nous n'esquisseront point un parallèle déjà tracé par tant d'autres; nous ne songerons pas même à les comparer :

nous aurions applaudi Cicéron, il nous semble que nous n'aurions pas pensé à applaudir Démosthènes.

Un gr^nd nombre de généraux et d'hommes d'État , contemporains de Cicéron , se signalèrent aussi par un rare talent pour la parole. Les principaux furent Coton d*Ucique, héritier des vertus sévères et de l'éloquence du censeur son grand oncle Calvus, un deà orateurs les plus véhémens de l'époque ; Bnitits, le fils et. le meurtrier de César, et enfin César lui-même , dont on a dit, avec justesse, qu'il eût été le premier dans la république des lettres comme il fut le premier dans la république romaine, s'il eût préféré

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la tranquillité d'une vie toute littéraire au?o agitations de la carrière politique.

Peu de temps après, Octaye, yainqueur à Myles et au promontoire d^Âctium, se fit conférersuccessivement,avec le nom mystérieux d'Auguste, toutes les dignités, toutes les prérogatives, tous les droits, et la monarchie impériale commença. Dès lors , et ce ne fut point l'effet du hasard , ce fut la suite inévitable des événemens politiques et le résultat des machiavéliques mais habiles combinaisons du nouvel empereur, l'éloquence romaine disparut pour ne paraître que sous des formes fantastiques et mortes. Ce n'était pas que la littérature fût ji^oscrite ou négligée; on s'y livrait au contraire avec plus d'ardeur que jamais , et le despote ombrageux , craignant toujours que l'œil des Ro*^ mains ne se fixât sur ses cnvahisscmens, en* courageait la poésie et les arts «omnie il encourageait l'oisiveté, la frivolité et les plaisirs. Il protégeait même l'éloquence , mais non cette éloquence hautaine, noble, indépendante, qui trouve toujours des accens sublimes et des mouvemens passionnés.

Il n'y avait plus de tribune : l'indépendance

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et le génie eussent été de trop. Il suffisait que quelqfues hommes d'un talent flexible et d'une aimable facilité discutassent légèrement (Quelques questions d'un intérêt secon> daire. Tels sont, en effet, les orateurs contemporains d'Auguste. Ils accusent, par des phrases pompeuses et harmonieusement cadencées, un peuple d'esprit superficiel et glacé, à qui il faut du nouveau, et qui, bientôt incapable de se permettre les grandes inspirations, les nobles élans que redoute un gouvernement ombrageux, demande à ses orateurs des pointes,, des traits, de faux |;>riilans. Poîîion, Messala^ Cassius de Parme^ s'attachent encore aux exemples de leurs immortels devanciers; mais leurs périodes élégantes et pures ne roulent que sur des affaires litigieuses, et n'ant, comment pourraient-elles l'avoir? ni la force ni la sublimité avec laquelle ceux-ci électrisaient les cent mille citoyens assemblés au Forum; et si quelquefois le ton d'un homme libre se retrouve dans leurs écrits, Pianasie, Seripho, les confiscations, l'exil et le ridicule plus cruel encore, sont là. Sénèque le père et Domitius Afcr commencent à corrompre le

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goût : peu après , Sénèque lo &a , à là fois «plus spiritael et pins instivit qu'eux tous, en accélère et en décide la décadence; c^ Se* nèque, plus richement pourvu que tout autre de ce qui constitue le bel -esprit, avait encore moins que tout autre ce qui fait l'orateur, une âme. En vain QmntUien^ en vain, Tacite s'opposent , et par l'autorité de leur opinion personnelle et par d'admirables exemples, à la dégénérescence progressive du goût. Pîintf qui les approuve et les encourage dans la théorie, s'en écarte cependant dans la pratique. Les rhéteurs, qui pullulent de tous côtés, augmentent encore le mal et achèvent de substituer la déclamation À l'éloquence.

Trois autres causes concourent «n même temps à la ravaler et à l'anéantir. Des sophistes, du reste adroits, spirituels et in* struits, la font servir au divertissement d» la multitude devant laquelle ils improvisent sur toute espèce de sujet, et qui va les entendre * par passe-temps, comme elle va voir les gladiateurs, les mima;, les bleus et les ves$s. Des panégyristes, les uns guidés par de lâches terreurs ou des espérances sordides, les au-

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très gagés pai* les bonnes villes de Fempire, * la prostituent publiquement à l'adulation et prodiguent ses fleurs flétries aux despotes les plus vils, aux usurpateurs les plus cruels. Enfin les délateurs en font un instrument de mort, et la souillent de sang. Quelques-uns cependant se font remarquer par l'énergie passionnée et haineuse d'un langage qui a les formes, le mouvement et la vie de l'éloqaence. Parmi les sophistes on place en première ligne Dion Chrjsostôme fIérode,Mticus, Favoririj Pkilosfratet Hiérocîès^ et plus tard , Thémîstius et Libanius, Parmi les délateurs, quelle que soit l'exécration qu'inspirent ces hommes de boue et de sang, et le regret que nous éprouvons d'avoir à les mentionner, il serait injuste cependant de ne pas distin- *■ guer Epritis MarceUitf, Cossutien , Capiton, Canu, Bebius Massa; car il semble indubitable qu'ils possédèrent, même à un degré assez élevé, les talens oratoires. Quant aux . panégyristes, è l'exception de PUne le jeune qui appartient à un autre siècle , et de Pacatns, aucun ne mérite d'être nommé.

Cependant, à partir du troisième siècle de l'empire, réloquencc, la grande, la haute,

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