MATURATION DE L'ŒUF
lume des fragments est variable. Le nombre en paraît constant pour une môme espèce de cellules. On voit, sur la figure 6, le volume considérable des granulations.
e. Dédoublement des granulations. Début de la segmentation longitudinale. — Après cette fragmentation, chacun des segments augmente d'épaisseur et paraît plus granuleux. Les granulations chromatiques se disposent en deux séi'ies parallèles, peut-être par un dédoublement des granulations auparavant plus volumineuses et disposées en une file unique (fig. 6).
Ace moment, on constate aussi la disparition delà membrane nucléaire et l'invasion de la cavité nucléaire par le protoplasme de la cellule (fig. 7, 1).
f. Filaments achromatiques. — On distingue alors, dans le noyau, des filaments achromatiques formant dans leur ensemble une figure très régulière. Ces filaments pâles, granuleux, forment un fuseau à large ventre (fig. 7). Le ventre correspond à l'équateur du noyau ; les deux extrémités, aux pôles. A chaque pôle, on voit un corpuscule peu réfringent, le corpuscule polaire, très développé dans les ovules. Vers les pôles du noyau, convergent aussi les radiations du cytoplasme désignées sous le nom d'aster.
Les deux assers cytoplasraiques, réunis par la figure achromatique en tonneau du noyau, forment un ensemble appelé amphiaster (fig. 7,2).
Le nombre des filaments achromatiques est égal à celui des segments résultant de la segmentation transversale du filament nucléen.
g. Plaque nucléaire ou forme en étoile. — Ces
sesments viennent se grouper vers l'équaleur de la figure achromatique et constituent, par leur réunion, une plaque ou étoile dont les rayons sont tour-
FlG. 7. — Suite de la KAHYOKlNf-.SE d'une cellule DD GEnilE DE LA TRUITE.
1, flisparitîon de la memi)rane nucléaire [m] aux pôles, pénétration du cytoplasme dans le noyau ; — f, lilamenls achromatiques ; — c, segments du filament nucléon disposés en étoile;
2, e, plaque équatoriale.
nés vers la périphérie (fig. 8, 1). Cette plaque exécute de légers mouvements de contraction et de dilatation.
h. Segmentation longitudinale. — Les granulations des segments s'étaient rangées en deux séries parallèles. A ce moment, les segments se fissurent suivant leur longueur et se dédoublent (fig. 8).
i. Plaque équatoriale. — Les deux bâtonnets nouveaux provenant d'un même segment primitif se séparent : l'un se porte au-dessus, l'autre audessous de l'équatcur de la figure; leur point de
branches divergentes sont dirigées vers l'équateur.
La plaque nucléaire s'est donc dédoublée dans son ensemble en deux moitiés qui contiennent, chacune, une portion égale de la substance chromatique du noyau. La ligne de séparation passe par le plan même de l'équateur et la nouvelle figure prend le nom de plaque équatoriale (e, 2, lîg. 7, et 3, fig. 8).
j. Formation de l'étoile des noyaux filles. —
Dans chaque moitié de la plaque équatoriale, les bâtonnets affectent une disposition semblable à celle
qu'offrait la plaque nucléaire ou étoile; ils (c,c', fig. 9) se dirigent vers les pôles, les filaments achromatiques leur servant de conducteurs : ce stade est appelé étoile des noyaux filles (o, fig. 9).
k. Formation des noyaux filles. — Arrivés aux pôles (6, fig. 9), les bâtonnets se fusionnent en un
2t MATURATION DE l'CEUF.
amas granuleux, puis s'ajoutent bout à bout et reforment un filament qui a d'abord l'aspect d'un peloton. Les noyaux filles croissent rapidement et le peloton ne tarde pas à se transformer en réseau. Les nucléoles se montrent, une nouvelle membrane nucléaire apparaît ; le noyau primitif est divisé en deux noyaux filles (fig. 10).
FiG. 10. — Fin de la kahyokinksé; dans une cellulb du gebsie de la
TnuITD.
7, étranglement du coi-ps de la cellule; — filaments connectifs; — 8, les deux cellules filles.
Le résultat définitif ou le but de toutes ces métamorphoses est le remaniement de la substance chromatique du noyau mère et le partage intégral, exact, dé cette substance chromatique entre les deux noyaux filles.