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Canal vitellin dv l'embryon liuniam de 11 millimètres

LES ANNEXES EMBRYONNAIRES

ALLANTOIDE

I. — GÉNÉRALITÉS. — L'allanloïde, organe en forme de saucisse (aÀÀa;), est d'origine splanchnopleurale. C'est la seule des annexes embryonnaires qui constamment persiste en partie dans l'organisme adulte (vessie) et qui soit en partie caduque.

Chez les Sauropsidés, chez le Poulet, l'allantoïde née de l'intestin se porte du côté droit de l'embryon. Elle s'enfonce dans le cœlome, de part et d'autre de l'embryon, et s'étend jusqu'au pôle anti- embryonnaire de l'œuf; là, elle entoure la face externe du sac placentoïde. Grâce à sa situation superficielle et à la richesse de son réseau vasculaire, elle absorbe l'oxygène, rejette l'acide carbonique : elle fonctionne comme organe respiratoire.

Fig. 71. — Schéma des Annexes des Ruminants ; l'ectodenne, en traits pleine ; l'endoderme, en hachures ; le mésoderme, en pointillé ; Ch, chorion ; VO, vésicule ombilicale ; Al, allantolde; Am, anmios ; Cœ, cœlome externe (Imité de Bonnet).

Chez les Mammifères, l'allantoïde est une annexe des plus variables, et ces variations portent sur sa taille, sa forme et ses rapports

P Elle est petite chez les Bidelphes, chez les Insectivores, les Rongeurs et les Chéiroptères {MicraUantoïdiens) ; elle est volumineuse chez tous les autres Mammifères {MéwUarUoïdiens) et surtout chez les Ruminants {Mégallantoïdiens).S8k cavité remplie d'un liquide dont les caractères rappellent ceux de l'urine, persiste constamment chez les Mégallantoïdiens ; elle diminue, généralement, chez les autres Mammifères, ou disparaît complètement (Primates), à mesure que ses parois s'épaisissent.

29 Chez le Lapin et la Chauve-souris, elle a la forme d'un cône dont le sommet arrive à l'ombilic et dont la base repose sur le placenta. Chez le Porc, le Mouton, le Cheval, l'allantoïde, d'abord globuleuse, devient fusiforme comme l'œuf ; elle se prolonge jusque dans les cornes du chorion, qui sont atrophiées et dépourvues de villosités.

3° L'allantoïde se développe dans le cœlome externe et affecte aes rapports variés avec les autres annexes. Chez les Bidelphes, elle se loge dans une dépression du sac vitellin, et, chez certains d'entre eux (Parameles), elle se fusionne avec le chorion. Les connexions avec le chorion sont constantes chez les Monodelphes, maia d'étendue variable. Tantôt raljanto-chorion ainsi constitué se transforme

Bhakca. - Lmbryulutfie. 7

totalement en placenta (Micrallantoïdiens) et se soude à l'amnios (Lapin). D'autres fois, r ail anto-c horion n'édifie de placenta que sur un territoire d'étendue restreinte (Primates). L'allantoïde, qui a perdu sa cavité, se transforme en une masse mésodermique qui, mince au niveau du ch,oriQn loeve, s'épaissit et se vascularisc abondamment au niveau du chorion toulBFu (placenta). En se soudant à l'amnioi et au chorion, l'allantoïde constitue une membrane d'apparence très simple, mais 4'origine complexe : c'est l'aiïuiio-allanto-chorion qui constitue l'enveloppe superficielle de l'embryon.

Notons que sac vitellin et allantoïde présentent, chez le même animal, un développement généralement inverse et que les grosses allantoïdes sont le propre des espèces oô l'évolution de l'embryon s'effectue lentement.

IL — MORPHOOENÎSB. — A. Lapin. — En examinant le développement de l'extrémité caudale, nous avons esquissé la morphogenèse de l'allantoïde.

Au niveau du bord inférieur de la zone cloacale comme charnière, la splanchnopleure se rabat sur la face ventrale de l'embryon : un cul-de-sac se constitue (21 0© heure).

Un deuxième rabattement se produit dans le même sens, autour de l'extrémité céphalique de la ligne primitive ; il détermine la genèse d'un repli allantoidien. Une dépression à surface mamelonnée se creuse sur la face dorsale de ce repli : c'est l'ébauche en^dodermique de V allantoïde \ autour d'elle, le mésoderme s'épaissit en un bourrelet allantoidien. Plus tard, l'allantoïde s'accroît dans le cœlome sous l'aspect d'une vésicule piriforme. Puis, le bourrelet allantoidien se fusionne avec le chorion, en apportant à cet organe les vaisseaux de l'allantoïde {vaisseaux ombilicaux). Quand le cloaque s'est cloisonné, l'allantoïde se continue en bas dans le sinus uro-génital ; sa portion intra-embryonnaire forme la majeure partie de la vessie et la totalité de l'ouraque ; sa portion extra-embryonnaire contribue à édifier le placenta.

B. Hom»e. — Chez les Primates et chez l'Homme, l'allantoïde est un canal régulièrement calibré ; exceptionnellement, elle se renfle en poire à sou extrémité libre (Tourneux). Elle se forme aux dépens de l'endoderme (Goste) ; ses ébauches étaient nettes chez un embryon dont Ahlfeld évalue l'âge à 11 jours. Sur un embryon de v. Spee, long de 0 mm. 4, elle avait 0 mm. 34.

L'allantoïde n'est jamais libre ; sur l'embryon de Peters, elle apparaît comme un diverticule endodermique qui pénètre dans l'épaisseur du pédoncule ventral. Elle se sépare de l'intestin sur l'embryon de 6 mm. 5 (Keibel) et elle atteint le chorion sur l'embryon de 13 mm. 2 (Coste). Sur l'embryon de 14 mm., elle comprend une partie abdominale et une partie extra-abdonùnale.

LES ANNEXES EMBRYONNAIRES

La régression de rallantoïde commence vers la ô*^ ou 8*^ semaine. Elle se manifeste dès que le placenta, dont elle escorte les vaisseaux, s'est vascularisé. Elle porte d'abord sur le segment extra-embryonnaire dont la lumière disparaît : c'est un cordon plein qui, parfois, devient kystique par endroits. L'ouraque s'oblitère vers le 4« mois, en laissant souvent, comme résidus de sa lumière, une série de petits kystes. La vessie représente la partie de l'allantoïde qui persiste et fonctionne chez l'adulte.

in. — HISTOGENÈSE. - La coupe de l'allantoïde nous montre autour d'une lumière centrale, ronde puis aplatie, un revêtement épithélial qui est stratifié, au moins à partir du 3^ mois. Cet épithélium est de type prismatique ; il devient de type pavimenteux quand l'allantoïde est distendu par le liquide allantoïdien. Il repose sur un chorion, continu

FSg. 72. — Canal allantoWieu avec son épithélium stratifié. En 1, le fauàl est pennéable (embryon de mouton). En 2, le canal est oblitéré (embryon humain).

d'abord avec le mésoderme du pédoncule ventral, et, plus tard, avec le tissu conjonctif du cordon ombilical.

IV. — LIQUIDE allantoïdien. — Le liquide allantoïdien est peu connu chez THomme. Chez les Ruminants, c'est un liquide incolore puis jaunâtre, d'une densité de 1,010 à 1,020 ; on y a décelé de la graisse, de l'albumine, de l'allantoïde, du glucose, de l'urée, et le fait n'a rien d'étonnant puisque l'allantoïde est, somme toute, un réservoir urinaire. Chez le Cheval, des corps arrondis, jaunâtres, de taille (jusqu'à 15 centimètres) et de forme variables, y flottent fréquemment: ce sont les hippomanes (Aristoteles). On les croit détachés du chorion allantoïdien ; leur partie centrale, de consistance pâteuse, est chargée de sels (oxalates de chaux, phosphate, ammoniaco-magnésien), de graisse et de substances azotées. Dans l'antiquité, les hippomanes furent employés comme aphrodisiaques.

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