FIG I42 — JUVLNAL DES URSINS, PAR JEAN FO U QU ET
(Musée du Louvre |
l'apprécier surtout par les manuscrits qu’il enlumina ( Livre d'heures d'Étienne Chevalier au musée Condé, à Chantilly,
L'ART EN FRANCE AU XVe ET AU XVIe SIECLE. 2;5
Antiquités de Josèphc, Grandes chroniques de France , h la Bibliothèque nationale; Boccace, à la Bibliothèque de Munich). Les miniatures y sont de véritables tableaux, d’une composition heureuse et savante, où figurent de nombreux personnages. Les souvenirs de l’art italien apparaissent chez lui, il lui emprunte surtout des encadrements d’architecture, des détailsd’ornementation (fig.i4?),mais ses paysages sont ceux de la Touraine, riants et doux, avec leurs prairies et leurs vergers clos de haies, leurs collines mollement ondulées et le beau fleu-ve aux flots lents. De même les types des figures sont ceux de la région.
Par ses qualités de mesure, de grâce simple et de vérité Jean Fouquet est étroitement apparenté à Michel Colombe.
On appréciait fort ses portraits; « Fouquet, disait encore Francesco Florio, a reçu du ciel le don de communiquer la vie aux traits hutnains par le moyen de son pinceau. » On a pu lui attribuer avec plus ou moins de vraisemblance divers portraits : ceux de Charles VII et de Juvénal des Ursins au Louvre ; d’Etienne Chevalier protégé par saint Etienne, au musée de Berlin; et quelques autres conservés dans des collections particulières. La Vierge du musée d’Anvers, qui passe pour être de lui, serait le portrait d’Agnès Sorel.