TEMPS DE PÉRI CLÉS
sculptures qui décoraient les diverses parties de l’édifice, si elles ne sont point toutes l’œuvre de Phidias, ont du moins été conçlies par lui et exécutées sous sa direction. Sur les deux frontons étaient représentées la naissance d’Athéna et la querelle de la déesse et de Poséidon, se disputant l’Attique. L’explosion
qui mutila le Parthénon a «IfciflfeMtfSÇ vs détruit en partie ces belles compositions; un voyageur les avait dessinées peu d’années auparavant1. Parmi les statues qui survécurent, beaucoup ont été enlevées au commencement du siècle par lord Elgin et se trouvent à Londres, au British Muséum. Bien qu’elles aient fort souffert, certains morceaux, tels que le groupe de Déméter et Coré (fig. 25), la figure de l’Ilissos, les Parques, Dionysos, etc., sont d’une souveraine beauté.
Quel que soit l’intérêt des métopes, dont il nous reste aussi d’importants fragments, et dont le style est beaucoup plus archaïque que celui des frontons ou de la frise, la frise du temple appelle surtout l’attention :
les scènes qui s’y déroulent sur une longueur de 160 mètres environ forment la plus vaste composition qui nous soit parvenue de cette époque. Beaucoup de bas-reliefs, malheureusement,