VICTOIRE RATTACHANT SA SANDALE
Bas-relief de la balustrade du temple d’Athéna Niké (Athènes).
i . Ces dessins ont été publiés dans l’ouvrage inachevé de de Laborde, le Parthénon, plus récemment dans la publication allemande de Michaëlis sur le Parthénon, et dans Omont, Athènes ail XVIIe siècle, dessins des sculptures du Parthénon, 1898. S’ils donnent quelque idee de la composition, ils sont inexacts au point de vue du style. En outre, le centre du fronton oriental était déjà ruiné. r
l’antiquité.
sont gravement atteints; en outre, ils sont aujourd’hui disséminés; la plupart se trouvent au British Muséum, un au Louvre, les autres encore à Athènes. Le sujet traité avait à la fois un caractère religieux et national : il s’agissait en effet de la fête athénienne par excellence, de ces grandes Panathénées qui se célébraient en l’honneur de la protectrice de la cité.
L’artiste en avait groupé tous les épisodes, et, de plus, il y avaitintroduit les dieux mêmes contemplant le cortège qui montait à l'Acropole (lïg. 26). Dans la procession qui défile ainsi sur la frise du temple figurent toutes les classes de la population, vieillards, citoyens armés, jeunes filles, éphèbes à cheval ou montés sur des chars. Dans cette foule, ou l’on comptait près de 400 ligures, nulle confusion, et d’autre part nulle uniformité monotone : si un même sentiment partout répandu assure l’unité de la composition, les attitudes ne se répètent point, chaque personnage a sa physionomie et son rôle et se distingue par quelquedétail deceux qui l’entourent. Ce qui est commun à tous, c’est la beauté; pour les Athéniens, elle n’était point le propre de la seule jeunesse, etXénophon rapporte que, pour les Panathénées, « on choisissait les plus beaux vieillards, comme pour déclarer que la beauté est de tous les âges ».
Tout autour du Parthénon des œuvres qui existent encore en partie attestent l’influence de Phidias. Les plus belles sont les caryatides de l’Érechthéion (fig. 27), ces jeunes filles à la fois si fortes et si élégantes, qui, richement drapées, supportent l’architrave et, grâce à une légère flexion d’une jambe, semblent vivre et se mouvoir. Les