FIG. 48. — LE COLISÉE
impression de force et de grandeur que l’esprit est comme subjugué et ne songe pas d’abord à en analyser les détails et à en critiquer les défauts. La vigueur même avec laquelle ils ont résisté aux attaques du temps et des hommes impose l’admiration.
Principaux monuments de l’architecture. — Ce ne sont point les temples qu’il faut étudier de préférence, bien que quelques-uns soient fort importants, mais les monuments que les Romains ont créés ou transformés, amphithéâtres, basiliques, aqueducs, thermes, arcs de triomphe. Dans le plan
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l’antiquité.
tout est distribué avec une merveilleuse entente des besoins auxquels doit répondre l’édifice. La ville r'omaineelle-même forme un ensemble dont toutes les parties se tiennent : d’une extrémité à l’autre de l’empire elle comprend presque invariablement les mêmes édifices essentiels, s’accordant avec une même conception de la vie publique.
A Rome, malgré tant de révolutions et de destructions, les ruines sont encore nombreuses, surtout dans cette région du Palatin et du Forum, centre de la cité, que. des fouilles récentes ont fait mieux connaître. Là, autour de la place qui fut longtemps le théâtre des luttes politiques, se groupaient les temples des grands dieux de la cité, entre tous celui de Jupiter Capitolin dressé sur le plateau du Capitole; plus tard le Palatin se couvrit de palais impériaux, les arcs de triomphe de Titus, de Septime Sévère, de Constantin rappelèrent les victoires des princes. Le Colisée (amphithéâtre), construit par les soins des empereurs flaviens et terminé en 80 après- Jésus-Christ, fut destiné aux combats de gladiateurs si en faveur à Rome. Les théâtres offraient à peu près les mêmes dispositions que les théâtres grecs : le premier construit en pierre fut celui de Pompée (55 av. J.-C.), qui contenait quarante mille personnes. Les cirques, où couraient les chars, rappelaient le stade grec, mais avec de plus vastes proportions; le grand cirque à Rome, grâce à des accroissements successifs, put contenir, paraît-il, trois cent quatre-vingt-cinq mille spectateurs. Au contraire, l’amphithéâtre de forme circulaire est une création des architectes romains : plus de cent mille personnes trouvaient place au Colisée. Dans les autres parties de la ville, que de monuments encore à signaler et dont on peut bien juger : le Panthéon, le mausolée d’Hadrien, transformé en château Saint-Ange, les thermes de Caracalla, dont les débris couvrent une im'mense étendue de terrain; partout la Rome antique perce sous la ville du moyen âge et la ville moderne. Dans la campagne, aujourd'hui à demi déserte, les ruines s’offrent de tous côtés au regard : les aqueducs détachent leurs majestueuses arcades, la voie Appienne est bordée de tombeaux et de monuments sur une longueur de plusieurs milles; plus loin, près de Tivoli, la somptueuse villa d’Hadrien étale lesdébrisde ces édifices
l’art étrusque et l'art ROMAIN. loi
que l’erqpereur archéologue ht bâtir sur le modèle des monuments qui l’avaient le plus frappé au cours de ses voyages. Dans une autre direction, Ostie, le port de l’ancienne Rome, conserve encore les substructions de ses arsenaux et de ses rues où se pressaient les marchands du monde entier.
En dehors de Rome, Pompéi, enseveli sous les cendres du Vésuve en l’an 79 de l’ère chrétienne, offre l’image de