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FIG. 49. MAISON A POMPÉI

ce qu’était une ville de province au commencement de l’empire. Lieu de villégiature, il est vrai, et où l’influence grecque se faisait en outre fort sentir. Quand on parcourt ces rues où les édifices sont encore debout, l’impression est étrange et vive : seuls les habitants manquent, mais l’imagination les évoque sans peine. Tout est à sa place ; sur les murs, les inscriptions annoncent les représentations prochaines, recommandent les candidats aux élections, les boutiques ont leurs enseignes, et les existences brusquement brisées par la catastrophe ont laissé leur marque

qu’on croirait encore toute récente. Mais ce qu’on étudie avec le plus d’intérêt à Pompéi, c’est la maison grécoromaine (fig. 49), telle que pouvait l’avoir un oourgeois aisé; la distribution en est ^régulière : autour d’une première cour, bordée de portiques, l’ atrium, se groupent les pièces de réception et de service; autoui* d’une seconde, le péristyle , les appartements privés; les salles sont de plain-pied, tout au plus trouve-t-on çà et là un étage. Mais il ne faudrait pas, commqon le fait quelquefois, considérer la maisçm de Pompéi comme un type invariable de maison romaine. A Rome, il y avait, à côté des demeures particulières, de vastes maisons de six ou sept étages, plus élevées même que les nôtres, et qûi se divisaient en appartements de location.

La Gaule et l’Afrique romaines. — Parmi les anciennes provinces de l’empire, notre pays est une de celles où subsistent le plus de vestiges de l’époque romaine. Conquise par César après dix ans de guerre, la Gaule s’était promptement assimilé la civilisation de ses vainqueurs; pendant plusieurs siècles, elle fut riche et prospère. « Le voyageur qui, venant d’Italie, parcourait les villes gallo-romaines, ne s’y sentait pas dépaysé. Il y trouvait les mêmes monuments qu’il avait laissés derrière lui, de l’autre côté des Alpes, les forums, les temples, les portiques, les basiliques, les thermes, les théâtres, les amphithéâtres, les arcs de triomphe, les ponts, les aqueducs. En combinant, en adaptant à leurs besoins et à leurs goûts les motifs imaginés par l’Étrurie et la Grèce, les Romains avaient créé un type architectural qui leur était propre. Il va sans dire que ce type n’a pas été immuable. Il a évolué, suivant les époques, dans les procédés de construction et dans le style. La maçonnerie, toujours indestructible, a varié dans le choix et l’agencement des matériaux. La sobre élégance qui caractérise le icr siècle a fait place au décor fastueux et surchargé des Sévères, aux massives bâtisses de Constantin. On peut observer ces transformations dans l’architecture galloromaine, dans les édifices restés debout sur notre sol et dans les fragments conservés par nos musées. » (Bloch.) Quelques-unes des cités gallo-romaines pouvaient compter entre les plus belles de l’empire, Lyon notamment alors là

l’art ÉTRUSQUE ET l’art ROMAIN. io3

métropole de la Gaule, mais où il ne reste malheureusement que peu de ruines. La ville romaine se groupait surtout sur l'a côlline de Fourvière ( Forum vêtus). On y a retrouvé, dans ces dernières années, l’emplacement de l’amphithéâtre où périrent les martyrs chrétiens sous Marc- Aurèleet d’importants monuments funéraires. Au confluent ancien du Rhône et de la Saône se dressait l’autel monumental de Rome et d’Auguste auprès duquel se réunissaient chaque année, au mois d’août, les délégués des cités

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